De nombreux compatriotes algériens ont fait le déplacement depuis partout en Europe pour assister hier mardi au procès qui opposait notre rédacteur en chef, Abdou Semmar, au milliardaire et oligarque controversé Mohamed Laid Benamor.

Des Algériennes et des Algériens venus des quatre coins de France, mais aussi de Londres ou de Suisse pour soutenir notre rédacteur en chef contre l’un des symboles de l’oligarchie algérienne qui veut le faire taire au moyen d’un harcèlement judiciaire caractérisé. Force est, par ailleurs, de constater que ce procès a tenu toutes ses promesses.

En effet, les avocats d’Abdou Semmar, maître Eric Morain et maître Henri Thulliez, ont épaté le public avec leurs plaidoiries séduisantes qui ont mis en exergue le rôle incontournable du journalisme d’investigation et du journalisme indépendant dans le mouvement révolutionnaire qui est en train de bouleverser le régime algérien corrompu jusqu’à la moelle. Ces deux avocats ont expliqué également la légitimité des enquêtes publiées par Abdou Semmar sur Mohamed Laid Benamor, l’un des plus importants soutiens financiers du régime de Bouteflika et proche collaborateur de plusieurs oligarques ainsi que des dirigeants politiques enfermés ces jours-ci à la prison d’El-Harrach.

Les deux avocats de notre rédacteur en chef ont prouvé également que le tribunal français de Fontainebleau ne peut pas être compétent pour traiter ce dossier car il est, d’abord et avant-tout, algéro-algérien et n’a aucun lien avec la France.

Face à ces arguments, l’avocate de l’oligarque Mohamed Laid Benamor, Delphine Meillet, a commis une boulette inédite. Et pour cause, elle n’a pas signifié au procureur de la république du tribunal de Fontainebleau l’assignation adressée à Abdou Semmar dans les temps et délais impartis. elle a déposé ce document après la demande de nullité formulée par Eric Morain, l’avocat de notre rédacteur en chef. Cette erreur de procédure a mis la juge en charge de l’audience dans la gêne et tout le public observait ébahi la scène hallucinante d’un huissier de justice qui débarque en retard au tribunal pour remettre un document juridique indispensable à la tenue du procès.

Les erreurs de cette avocate vont se répéter au cours de sa plaidoirie où elle avait affirmé de nombreuses contre-vérité. A titre d’exemple, elle avait déclaré que la chaîne de télévision Amel TV est la propriété d’Abdou Semmar ! Cette assertion a suscité l’hilarité générale au sein de la salle. Ces erreurs et faux pas du milliardaire Mohamed Laid Benamor et de son avocate ont jeté le discrédit sur le procès intenté à l’encontre d’Abdou Semmar. A la fin de l’audience, les lecteurs et lectrices d’Algérie Part ont organisé une manifestation sympathique pour clamer haut et fort leur soutien au changement en Algérie. Un processus de changement qui ne saurait se faire sans une véritable liberté de la presse.

 

 

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