« La volonté du changement exprimée par le peuple est évidente, mais il faut éviter le chaos ». C’est avec ces mots  que le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, s’est exprimé sur la situation en Algérie. 

Dans une interview à Jeune Afrique parue dans sa dernière édition (du 16 au 22 juin, numéro 3049), le même haut responsable africain a expliqué que « si nous n’avons moins commenté la situation, c’est parce que, jusque-là, les choses se sont passées dans le cadre défini par la Constitution ». Selon Moussa Faki Mahamt, les Algériens doivent travailler ensemble pour trouver un compromis, afin d »‘éviter le chaos ».

La sortie médiatique du premier responsable l’UA est intervenue alors que se poursuivent toujours les manifestations de protestations contre le régime algérien. Vendredi 14 juin, des centaines de milliers de manifestants ont envahi les artères dans plusieurs villes du pays notamment à Alger, Oran, Tizi Ouzou, Constantine ou Annaba. Les annonces de l’Etat-Major de l’armée algérienne n’ont pas convaincu les protestataires au regard de la mobilisation du dernier vendredi, qui vient comme une réponse de fin de non-recevoir aux mesures promises pour organiser une élection présidentielle transparente et démocratique. Les manifestants réclament la fin du système politique, afin d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire du pays.

 

 

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