Une plainte relative à des délits de corruption dans le secteur maladif de la santé en Algérie a été déposée officiellement au niveau du Procureur Général de la Cour d’Alger contre plusieurs hauts responsables dont des premiers-ministres et des anciens ministres de la Santé. 

Selon les documents obtenus par Algérie Part au cours de ses investigations, cette plainte vise Abdelaziz Belkhadem, Nourredine Bedoui, Ahmed Ouyahia, Tayeb Louh, Mohamed El Ghazi, l’ex-ministre du Travail et de la sécurité sociale, ainsi que les anciens ministres de la santé : Abdelaziz Ziari, Amar Tou, Abdelmalek Boudiaf et Mokhtar Hasbellaoui.

Plusieurs autres directeurs centraux et hauts responsables du ministère de la santé sont cités nommément par cette plainte déposée par un opérateur pharmaceutique privée qui accuse tous ces dirigeants politiques d’avoir violé plusieurs réglementations de la loi régissant le fonctionnement et la gestion du secteur de la santé. Cet opérateur privé cite plus précisément des pratiques de corruption qui ont empêché le secteur de la santé d’être géré de manière rationnelle au détriment des patients algériens livrés au sous-développement catastrophique de ce secteur.

Les graves violations de la législation algérienne en matière de transparence dans l’attribution des marchés publics dans le secteur de la santé ont été recensées par cet opérateur pharmaceutique dont le gérant est un médecin algérien expérimenté qui exerce en France. Les violations citées par cette plainte expliquent certainement pourquoi nos hôpitaux ont été transformés en « mouroirs ».

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