Les lecteurs et lectrices d’Algérie Part ne peuvent plus accéder à nos articles depuis bientôt trois jours en raison d’une véritable censure qui a été décidée par Algérie Télécom. A la suite de nos recherches techniques, nous avons pu démontrer que l’opérateur étatique Algérie Télécom a procédé au blocage de notre site en Algérie depuis une adresse IP attribuée à l’opérateur étatique algérien par l’opérateur Espagnol Téléfonica. 

L’hébergeur de notre site Algériepart.com a confirmé également cette cybercensure. Les lecteurs et lectrices de notre média ne peuvent plus accéder à notre contenu sauf s’ils utilisent des VPN qui leur permettent de détourner ce dispositif de filtrage d’internet déployé ces jours-ci par Algérie Télécom. Et pour procéder à ce filtrage afin d’empêcher les Algériens d’accéder à certains médias en ligne jugés « subversifs » parce qu’ils dérangent ou font peur au régime algérien, Algérie Télécom a recouru à une adresse IP que nous avons localisé en Espagne.

Nos techniciens ont utilisé un traceroute, un outil qui nous permet de situer le niveau du blocage exact qui empêche nos lecteurs et lectrices d’accéder à Algeriepart.com. C’est, effectivement, au niveau l’adresse IP 213.140.29 que ce blocage a pu être effectué pour bannir Algeriepart.com du web algérien. D’après nos vérifications, cette adresse IP appartient à Telefonica International Wholesale Services IL S.L.U. Et il s’avère enfin que cette adresse IP a été attribuée, vendue ou louée, par cette filiale de Telefonica à Algérie Télécom. Il s’agit donc d’un dispositif technique complexe qui soulève bien des interrogations sur les intentions politiques de ses responsables car nous avons découvert que d’autres sites internet notamment des médias en ligne sont bloqués de la même sorte en Algérie.

Il s’agit-là donc d’une très dangereuse et inacceptable dérive qui porte atteinte à la liberté d’expression en Algérie. Par cette attitude, les autorités algériennes démontrent qu’elles veulent contrôler Internet, l’outil essentiel par lequel s’organise le Hirak et les manifestants algériens engagés sur le terrain pour le départ de ce régime vermoulu. La rédaction d’Algérie Part se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre d’Algérie Télécom et toute autre institution ou organisme du gouvernement algérien dont l’implication sera prouvée dans ce dispositif de censure.

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