Pour les cinéphiles, c’est plus qu’un film, c’est une épopée. Il s’agit, pour faire
un peu les Critiques (et que les spécialistes m’en excusent !) de l’histoire d’une
confrontation entre le Bien et le Mal, une bataille entre des hommes, des rois et des dieux. Le film est un remake de celui de 1981 qui reste le meilleur pour les
nostalgiques. Mais celui de 2010, plus centré sur les effets spéciaux, arrive aussi à transmettre l’idée centrale de l’intrigue : l’héroïsme reste à la portée de celui qui s’assume et qui s’accepte d’abord tel qu’il est.

Comme toutes les batailles, celle du film Le Choc des Titans est une bataille
pour le Pouvoir. Comprendre ici qu’il s’agit certainement du Pouvoir ultime, celui qui
fait revenir tous les destins entre les mains de celui qui le détient. Le problème c’est
que cette bataille ne doit pas engager les dieux les uns contre les autres, car il va de
l’avenir du monde entier qui ne peut survivre à l’affrontement de telles forces. Persée,
un demi-dieu qui a grandi parmi les hommes est alors l’espoir que le monde attend
pour une paix durable. Le Choc des Titans, le film, met en scène des batailles entre des
forces qui dépassent de loin les entendements et les capacités humaines. Mais,
paradoxalement, ces mêmes batailles ne peuvent trouver une issue salvatrice pour
l’humanité que si cette dernière accepte de jouer son rôle et de faire ce qu’elle doit
faire ; s’assumer et se maintenir en vie.

L’Algérien, le simple citoyen Algérien, celui qui n’a pas de forces extraordinaires, est appelé par l’Histoire de son pays à jouer son rôle de protecteur des acquis de la Belle Révolution du 22 février 2019. Il lui revient la tâche difficile d’épargner l’Algérie la perte d’un temps crucial. Les affrontements entre les forces qui le dépassent sont un gain pour l’Algérie tant que ça reste de l’ordre du légal. L’Etat de droit commence à s’imaginer et à prendre forme dans les esprits. Même si le chemin reste long, le premier pas ne doit pas être ignoré.
On ne s’invente pas un Etat de droit, on le construit. Les autres nations, celles
que nous envions, celles qui occupent nos discussions, nos commentaires sur les
réseaux sociaux et nos rêves, le construisent chaque jour que Dieu fait.

Elles le construisent dans le respect de l’être humain, dans les lois qui programment les
comportements. Elles le construisent dans un cheminement vers le Bien de l’Homme.
Ce cheminement vers le Bien reste l’affaire de toutes les générations.

Par B. A, universitaire 

LAISSER UN COMMENTAIRE