Le harcèlement judiciaire à l’encontre du journaliste Adlène Mellah se poursuit en dépit de toutes les avancées politiques réalisées en Algérie grâce au mouvement populaire algérien depuis le 22 février dernier. 

Notre confrère qui avait séjourné à deux reprises à la prison d’El-Harrach en octobre 2018 et en décembre 2018, a été condamné une nouvelle fois à 6 mois de prison ferme par le tribunal d’Abane Ramdane dans une affaire de diffamation qui l’opposait au patron du groupe Ennahar, Anis Rahmani, et l’ex Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh. Ce verdict a soulevé l’indignation générale et de nombreux avocats et militants des Droits de l’Homme ont crié au scandale.

Adlène Mellah fera appel devant la Cour d’Alger et il espère obtenir gain de cause et une réparation car ce traitement judiciaire déshonore notre justice qui tente, tant bien que mal, de se corriger dans le sillage des revendications démocratiques des millions de manifestants algériens mobilisés chaque vendredi pour un nouveau système de gouvernance.

Pour l’heure, Adlène Mellah ne fera pas de la détention et il attendra encore le résultat de son procès en appel devant la Cour d’Alger. L’ensemble des journalistes et activistes algériens demeurent mobilisés pour protéger la liberté de la presse contre les tentatives liberticides et totalitaires.

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