Après Ali Haddad, les frères Kouninef, Rebrab et les Tahkout, les enquêteurs de la brigade de recherches de Bab Jedid de la gendarmerie nationale s’attaquent officiellement au dossier de Mourad Oulmi, l’un des plus riches oligarques algériens, et propriétaires de SOVAC et de l’usine de montage des véhicules Volkswagen en Algérie. 

Les enquêteurs vont plancher sur tous les marchés conclus et accordés à Mourad Oulmi ces dernières années. Ils analyseront également sa situation financière et les conditions dans lesquelles il a pu obtenir des crédits bancaires aux montants faramineux comme le fameux crédit de 170 millions d’euros débloqués par le CPA, une banque publique, en 2017 pour financer le projet de cette usine de montage des véhicules à Relizane. Il est à souligner que l’un des associés de Mourad Oulmi, Amine Djerbou, l’un des amis les plus proches de Saïd Bouteflika. Ce qui démontre sa proximité avec le sérail des Bouteflika et ses connexions avec le régime vermoulu combattu par des millions de manifestants algériens.

Par ailleurs, Mourad Oulmi figure aussi dans plusieurs autres dossiers notamment des marchés conclus avec de grosses entreprises publiques comme Sonatrach. Il est à signaler que Mourad Oulmi a été convoqué depuis hier mercredi par la brigade de recherches de Bab Jedid. Il a été auditionné longuement au niveau de cette brigade. Mais il a été relâché avant d’être reconvoqué à nouveau ce jeudi. Signalons enfin que Mourad Oulmi a longtemps séjourné à l’étranger notamment en France lors des événements qui ont secoué le régime Bouteflika.

Il est revenu récemment en Algérie pour reprendre ses affaires. Il est officiellement soumis à une interdiction de quitter le territoire national (ISTN) qui lui avait été établie alors qu’il était en déplacement à l’étranger.

 

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