Le papa était Premier-ministre et le fils un brillant homme d’affaires qui remporte, comme par hasard, tous les marchés publics ! C’est la belle vie que menait la famille Ouyahia durant des années jusqu’à ce que les Algériens sortent massivement manifester dans les rues à partir du 22 février 2019 pour renverser le régime corrompu de Bouteflika. 
Lamine Ouyahia était effectivement un businessman prospère. Et pour cause, il avait comme clients toutes les institutions les plus stratégiques de l’Etat algérien. Nous avons pu confirmer au cours de nos investigations qu’avec sa société de services informatiques et de consulting OTEK, Lamine Ouyahia s’était imposé comme le principal fournisseur de la CHEFFERIE DU GOUVERNEMENT, ministère de l’Intérieur, Ministère des Affaires étrangères, ministère du commerce, Ministère de la Justice, SONATRACH, Algérie TELECOM, la CNAS, ANDI, CASNOS, CNAC, la direction générale des DOUANES, NAFTAL, des banques publiques comme la BEA, etc.
Force est de constater que tous ces organismes publics ou entreprises publiques sont directement ou indirectement rattachées à l’autorité du premier-ministre dirigé par… Ahmed Ouyahia, le père de Lamine Ouyahia.
Nous avons également constaté au cours de nos investigations que l’entreprise OTEK a signé un contrat par gré à gré faramineux avec Algérie TELECOM pour vendre l’antivirus Kaspersky, commercialisé exclusivement en Algérie par Lamine Ouyahia, à tous les clients et abonnés d’Algérie Telecom. L’opérateur de téléphonie mobile OREDOO a également signé le même type de contrat pour équiper tous ses abonnés de la solution Kasperksy. Dans les deux marchés, la même procédure a été appliquée : aucun appel d’offres, passage en force en gré à gré.
Les services de la direction générale des Impôts ont obtenu récemment « toutes les pièces qui valident ces marchés », certifient nos sources.
Un ex salarié de OTEK avait confié aux inspecteurs de l’administration fiscale algérienne  que KASPERKSY avait intérêt à ce que OTEK maintienne sa collaboration au regard des intérêts financiers gigantesques du marché algérien.
Nous avons appris, d’autre part, que la société OTEK et son propriétaire Lamine OUYAHIA ont invité à l’étranger plusieurs délégations officielles algériennes pour participer à des événements de grande ampleur dans le monde la sécurité informatique. Les frais de ces déplacements à l’étranger étaient entièrement pris en charge par Lamine Ouyahia. C’est dire toute l’influence qu’exerçait ce businessman sur les représentants des institutions de l’Etat.
Nous avons enfin appris auprès de plusieurs sources concordantes que durant la semaine précédant la première convocation par le tribunal de Sidi Mhamed d’Ahmed Ouyahia, plusieurs centaines  de millions de dollars ont été transférés vers l’étranger en toute urgence par quelques entreprises algériennes et étrangères dont OTEK de… Lamine Ouyahia.
 

LAISSER UN COMMENTAIRE