Plus que jamais l’Algérie a besoin de garanties pour survivre à cette situation de
crise multidimensionnelle. Des garanties de la part de qui ? De la part des deux parties
réelles du dialogue qui a commencé un certain 22 février 2019. Des garanties pour
faire quoi ? Des garanties qui doivent permettre un passage en douceur à une nouvelle
configuration de l’Algérie. Des garanties qui doivent faciliter des passassions des
pouvoirs sans une rupture déformante du paysage algérien.

De quelles garanties s’agit-il ? Il s’agit des garanties que les deux parties réelles
du dialogue doivent se donner pour se permettre mutuellement de désamorcer les
craintes et les incertitudes qui peuvent entraver la marche de l’Algérie vers un siècle
aux dangers néfastes. Les guerres qui se jouent entre les grandes puissances de ce
monde ne doivent pas se jouer loi de la voix de l’Algérie. Car, et cela va de soi, « les
absents ont toujours tord ». Quatre mois d’une situation qui oblige l’Algérie à s’auto-
isoler sur la scène internationale n’est vraiment pas raisonnable.

Si le Hirak est en quête de garanties pour retrouver sa confiance pour des
présidentielles transparentes, l’autre partie a, elle aussi, besoin de garanties pour
pouvoir trouver une issue acceptable selon ses préoccupations. L’Algérie devra avoir
d’autres priorités que de s’attarder sur des destins individuels, et cette vision doit
alimenter n’importe quel dialogue pour sortir de cette crise et l’empêcher de perdurer
davantage.

Un Etat de droit n’est pas une mince affaire. Le construire c’est commencer par
l’imaginer. Nos comportements doivent le concrétiser dans nos vies de tous les jours.
Se précipiter sur des agissements qui peuvent attendre et qui éloignent l’Algérie de ses
combats réels, c’est se tenir à la marge de l’Histoire du monde. Le plus urgent c’est de
retrouver très rapidement le chemin de la légalité et notamment de la légitimité
populaire.

L’idéal est un cheminement. Les concertations entre les diverses parties qui
activent sur la scène nationale ne doivent pas oublier que le temps joue contre
l’Algérie. Les divergences peuvent exister, tâchons de ne pas en raire des divisions.

Par B. A., Universitaire.

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