L’ancien Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, ainsi que plusieurs anciens et actuels Walis sont dans une très mauvaise posture. Ce mardi, le procureur général Fayçal Bendaas du tribunal d’Abane Ramdane de Sidi M’hamed a confirmé officiellement que 9 hauts responsables politiques sont impliqués dans des affaires de malversations financières. 

Le dossier de ces neuf prévenus a été, « compte tenu de leurs fonctions », transféré au procureur général près la Cour d’Alger pour « prendre les mesures adéquates à leur égard», a expliqué ce procureur général dans un communiqué rendu public ce mardi. Les personnes concernées sont : un ex-Premier ministre, à savoir Ahmed Ouyahia, deux ministres dont l’actuel ministre du Tourisme, Abdelakder Benmessaoud, cinq ex-walis et deux walis toujours en fonction dont le Wali actuel de Saïda, à savoir le neveu de l’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh.

Selon la même source, les prévenus sont officiellement poursuivis pour « blanchiment d’argent, détournement de biens produits de revenus criminels de corruption en vue de dissimuler leur origine illicite à la faveur d’un groupe de malfaiteurs, incitation d’agents publics à exploiter leur influence réelle ou supposée dans le but de bénéficier de privilèges indus, bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’État, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques soumises au droit public, d’entreprises économiques publiques, d’établissements à caractères industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et de transactions en vue d’augmenter les prix et de modifier en leur faveur la qualité de la matière, des services et de l’approvisionnement ».

Ces inculpations illustrent un rebondissement majeur dans la lutte enclenchée contre la corruption depuis la chute d’Abdelaziz Bouteflika. Il y a quelques mois à peine, ces ministres, walis et anciens hauts responsables étaient des personnages « intouchables ».

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