Le contexte circonstanciel m’a amené à bien lire la constitution Algérienne et à bien écouter les arguments compréhensifs et les positions de l’Etat-major de L’Armée Algérienne tout autant que les revendications légitimes du mouvement populaire.
Alors, laissez moi vous dire à tous :Qu’il existe une solution consensuelle à même de satisfaire toutes les parties et surtout de concrétiser l’avènement d’une authentique nouvelle république véritablement démocratique et d’alternance. Une république méritocratique issue d’une élection présidentielle libre et transparente préludant à une nouvelle ère de prospérité économique, de puissance, de stabilité, de justice sociale et de richesses multidimensionnelles.

Cette solution passe par une condition Sine Qua Non : oui ,celle d’une courte période transitoire constitutionnelle de Quatre à Cinq Mois.

Une transition constitutionnelle  pilotée de formalité par Monsieur Bensalah (pour sauver et sauvegarder le caractère constitutionnel de la courte période transitoire) et dirigée de facto par un nouveau gouvernement formé d’hommes intègres,compétents et ayant des aptitudes Technocratiques, techniciennes et politiques et qui aura pour mission de gérer les affaires courantes de l’Etat et de la république et surtout d’instaurer une commission consensuelle et indépendante pour l’organisation et le contrôle des élections présidentielles, et ce, après un dialogue inclusif avec toutes les Parties.
Ce gouvernement ayant l’approbation de la majorité du mouvement populaire et de L’Armée Algérienne sera nommé pour formalité constitutionnelle impérative par Monsieur Bensalah. Monsieur Bensalah qui n’aura de rôle ni dans le dialogue ni dans la commission électorale ni au niveau des élections qui en découleront sauf à permettre la passation constitutionnelle des pouvoirs avec le nouveau président démocratiquement élu .
Le nouvel élu aura à charge la véritable phase transitoire,oui, celle de mener les réformes et les politiques pour une véritable deuxième république démocratique,celle des libertés responsables ,de la séparation des pouvoirs (y compris l’indépendance de la justice et de la presse ,des droits de l’homme),des richesses hors hydrocarbures et des réussites…
Maintenant reste la problématique presque rédhibitoire de la constitutionnalité de la démission du gouvernement Bedoui et la nomination d’un nouveau gouvernement.
Selon moi,elle est possible constitutionnellement.
Elle se fera soit par une démission pour et par raison d’état prétextant une raison majeure empêchant Monsieur Bedoui de continuer à exercer le pouvoir gouvernemental ; Sinon par une décision via un tour de vis judiciaire déclarant l’anti ou l’extra-constitutionnalité de la désignation du gouvernement Bedoui  ; laquelle décision sera entérinée par le conseil constitutionnel.
Donnant ainsi et subséquemment à Monsieur Bensalah la légalité constitutionnelle de nommer un nouveau gouvernement majoritairement accepté par une grande majorité D’Algériennes et D’Algériens,l’unanimité étant chimérique dans pareils cas.  Monsieur Bensalah pourra le faire en activant  l’esprit et la lettre des articles de la constitution ayant trait au fonctionnement des institutions de la république et à la volonté populaire comme source de tout pouvoir.
Cette courte période transitoire constitutionnelle ne peut réussir sans l’accompagnement et l’approbation de l’état-major de l’armée et de la majorité du mouvement populaire.
Elle ne peut se conclure aussi sans une charte balisant les frontières et les obligations républicaines et constitutionnelles à ne pas transgresser par les candidats , les futurs présidents et exécutifs d’alternances;
Et ce, afin de sauvegarder la stabilité,la sécurité nationale,la cohésion de la Nation Algérienne et l’identité Novembriste et civilisationnelle de L’Algérie ainsi que son caractère démocratique pluriel ,moderniste et universaliste.

Par Halimi Mourad,Professeur des Universités en économie et expert -consultant en Finances.

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