Les révélations faites par Algérie Part sur les affaires suspectes de Lamine Ouyahia, homme d’affaires et fils d’Ahmed Ouyahia, le célèbre ex-premier ministre et l’un des piliers du régime algérien, ont suscité un énorme de tollé au sein de la direction générale des Impôts (DGI). Après avoir passé sous silence les pratiques fiscales suspectes de Lamine Ouyahia, les services de la DGI ont été instruites de se réveiller de leur torpeur en enclenchant de sérieuses investigations. 
Et c’est au cours de ces investigations que les enquêteurs de l’administration fiscale algérienne ont découvert de nombreux éléments troublants. Plusieurs sources sûres ont révélé à Algérie Part que la société OTEK appartenant à Lamine Ouyahia est en train de subir en ce moment un contrôle fiscale approfondi. Ce contrôle fiscal a débuté juste après la publication de notre article.
Selon nos sources, l’Office central de répression de la corruption (OCRC) a été également saisi de ce dossier et travaille avec les services de la DGI pour mettre en commun les pièces à conviction et les résultats des investigations.
Les inspecteurs des impôts ont découvert ainsi des éléments troublants sur les relations que OTEK et son dirigeant entretenait avec la société Kaspersky. Ces relations représentaient le gros des transferts vers l’étranger au profit d’OTEK Dubai, à savoir plus de 50% des transferts de devises effectués par Lamine Ouyahia.
Nos sources certifient que les inspecteurs de la DGI ont récupéré des milliers de documents qui attestent de la relation suspecte entre OTEK et KASPERKSY. 
Ces documents ont dévoilé que plusieurs salariés de OTEK  sont financés par Kasperksy. D’autre part, plusieurs virements de KASPERKY vers OTEK Algérie ont été accomplis de 2014 à 2019 pour paiement de service marketing. OTEK de Lamine Ouyahia ferait-elle du marketing pour le géant mondial KASPERKSY ?
Le propriétaire de OTEK, Lamine OUYAHIA, a été invité, tous frais payés, plusieurs fois en Russie et à Paris par KASPERKSY. Une ex-salarié de OTEK qui s’occupait de la gestion administrative de l’ouverture des dossiers de transfert de devises a été convoquée par les services de la DGI. Cette ex-salariée  a affirmé que Lamine OUYAHIA recevait un salaire mensuel et payé en devises à Dubai de la part de Kaspersky. 
Les mêmes services dont découvert que plus de 400 administrations, entreprises publiques, agences gouvernementales et ministères sont clientes de OTEK & KASPERSKY. Les documents figurant dans le dossier fiscal de transfert des devises donnent à la fois les noms des entreprises clientes, du fournisseur KASPERSKY et de l’intermédiaire local OTEK. Ces documents indiquent des montants faramineux. Algérie Part poursuit, de son côté, ses investigations et publiera prochainement de nouvelles révélations sur l’enquête menée en cours à l’encontre de Lamine Ouyahia.

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