Faisant suite à l’article susmentionné et usant de notre droit de réponse, nous vous demandons de bien vouloir insérer la mise au point suivante de la Société MOLINO GRANI injustement citée pour des faits hallucinatoires et rocambolesques dépassant l’entendement.

En effet, le titre est déjà révélateur d’une intention soutenue par divers subterfuges usant de procédés classiques d’amalgames et d’arguties dans le but évident d’induire le lecteur en erreur. Il aurait été plus pertinent, nous semble t-il, de recueillir, avant  publication, les informations souhaitées auprès de la partie incriminée, ce qui aurait permis de confronter les points de vue et amener le lecteur à tirer, lui-même, ses propres conclusions et ce, dans le strict respect des règles de déontologie.

Par ailleurs, l’auteur, n’hésite pas à lancer le pavés de 1,2 milliards de DA (1200 milliards de centimes) dans la mare, nœud gordien de toute cette affaire qui, selon lui, aurait causé  un lourd préjudice à la BNA , conséquence d’une absence de maitrise d’opérations basiques de recouvrement de chèques !!! Il poursuit, dans ses accusations, contre Molino Grani et ses clients  d’escroquerie puisqu’ayant « soutiré des fonds à la BNA à l’issue d’une procédure où les intérêts de cette Banque (BNA) n’avaient guère été défendus comme il se devait (pauvre BNA pour ses cascades de naïveté, négligence, incompétence et laisser-aller). Aussi, l’auteur pousse la plaisanterie jusqu’à conseiller des pistes pour confondre Molino Grani dans ses agissements frauduleux suggérant de faire vérifier si les chèques, objet du litige, ont bel et bien été comptabilisés et déclarés dans le chiffre d’affaire !!!  Excuses auprès du lecteur auquel il sera imposé une explication évidente : le chèque est un moyen de paiement dont on ne peut frauder la traçabilité ; remis à la banque, il est donc comptabilisé automatiquement. Tous les documents y afférents (G50, bilans, états financiers) sont en possession de Molino Grani.

Pour permettre de remettre à sa juste place ce que la rédaction semble avoir débusqué comme l’affaire du siècle, voici, en fait, la véritable teneur du contentieux MOLINO GRANI / BNA  AGENCE BEJAIA :

La  relation Molino Grani avec l’agence BNA BEJAIA consistait en une relation commerciale classique de type « dépôt et escompte de chèque » et ce, jusqu’au début du mois de JUIN 2003, suite à quoi la BNA informe Molino Grani qu’un certain nombre de chèques de la banque ELKHALIFA n’ont pas été honorés sans, pour autant que les chèques en question ne soient retournés à cette société. Il s’agissait, en fait, de 29 chèques remis à l’escompte entre DECEMBRE 2002 et MAI 2003 pour un montant global de   63.069.272,44 DA. Il est aisément compréhensible qu’on est bien loin des 1200 milliards de centimes comme avancé dans l’article.

Plus grave, sans accord préalable, la BNA Bejaia procède en début du mois de JUIN 2003 au prélèvement du montant déjà escompté accompagné d’un refus obstiné à restituer les chèques, privant de ce fait la société de son droit de se retourner contre sa clientèle pour exiger un autre mode de paiement.

 

Ce qui est étrange dans cette histoire : Les chèques clients dont les comptes étaient insuffisamment provisionnés sont retournés intégralement.

 

Devant ce dépassement, MOLINO GRANI avait déposé plainte auprès du tribunal de Bejaia qui, suite à une longue procédure d’expertises et de contre expertise, à rendu une décision en faveur de la dite société et ce, suivant les jugements ci après :

–        Jugement N° 802/08 du 09/03/2008 prononcé par le tribunal de Bejaia

–        Arrêt N°  00059/09 du 05/01/2009, émanant de la Cour de Béjaia et confirmant le jugement précédant.

Il est à signaler qu’à l’issue des procès et au vu des expertises et motifs invoqués par les juges en première instance et la Cour, il s’est avéré que les 29 chèques prétendument non honorés, ont, en fait, fait l’objet de paiement tel que prouvé par les relevés individuels des comptes des différents clients, pourtant domiciliés dans des agences d’ELKHALIFA  différentes et également par l’attestation du liquidateur de l’agence ELKHALIFA de Bejaia où il détaille les chèques par numéros, montants et dates de paiement au comptes BNA 356 de Bejaia

Ainsi, dire que la banque prend son mal en patience et rechigne à traiter comme il se doit le préjudice est un mensonge éhonté, puisque, même après l’exécution des décisions rendues par la justice, l’agence BNA a persisté, périodiquement, à assigner Molino Grani en justice, malgré les déboutements  successifs. L’agence BNA est allée jusqu’ à faire porter, au niveau de la Centrale des Risques de la Banque d’Algérie, Molino Grani, comme débiteur douteux. Ce qui fut, pour cette Sarl, une source incommensurable de désagréments. Face à ces harcèlements, la Société s’est adressée, au début de l’année 2018 , à la Direction Générale de la BNA qui l’a assuré, par retour de courrier , que des dispositions nécessaires  avaient été prises  pour mettre un terme à cette situation précisant que Molino Grani ne sera plus déclarée à la Centrale des Risques.

D’autre part, l’autre piste que suggère la rédaction, à savoir la relation avec l’OAIC, qu’en est-il vraiment ? Il y a lieu de savoir que MOLINO GRANI reçoit, à l’instar des autres moulins, son quota journalier, parfois en moins,  eu égard à l’éloignement, la circulation sans oublier d’autres désagréments, qu’elle triture et commercialise sous le contrôle hebdomadaire mensuel et inopiné aussi bien de l’OAIC que des services de la Direction du Commerce.

Compte-tenu de ce qui précède, votre journal qui prétend être un journal d’investigation, devrait, à notre sens, s’appuyer, à l’avenir, pour éviter de malencontreuses réactions qui se retourneraient contre lui, de documents authentiques et preuves irréfutables. Ce qui n’est, malheureusement, pas le cas , en l’espèce, du moins dans votre article.

En définitive, la Sarl Molino Grani, modeste entreprise familiale, aux ambitions mesurées, compte tenu de son créneau d’activité et de ses capacités, n’a jamais inscrit dans ses objectifs une stratégie d’expansion soutenue par des méthodes que la morale réprouve : aller  jusqu’à insinuer, à cause d’une appellation, des pratiques d’opacité et de lobbying relève du subjectif, voire même de la méchanceté gratuite.  Il y a lieu surtout de reconnaitre à Molino Grani le mérite de participer activement au développement de sa région, par l’absorption du chômage et la mise en place d’activités structurantes : approvisionnement des fabricants d’aliments du bétail, mise en place du réseau de distribution… et ce, en l’absence totale de tout crédit bancaire ou de fournisseurs.

Molino Grani réitère sa disponibilité  a la rédaction pour fournir tout document en mesure de participer à fonder les réponses apportées.

Sous toutes réserves 

Me Smaïn CHAMMA

Avocat Agréé près de

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