Alors que le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a appelé dans un long discours, jeudi soir 6 juin, la classe politique et la société civile au dialogue pour organiser de nouvelles élections, les Algériens restent mobilisés et descendaient dans la rue une fois encore ce vendredi 7 juin. Ils continuent de réclamer le changement radical du système tout en innovant avec de nouveaux slogans contestataires. 

 

Pour le seizième vendredi de manifestation, ce 7 juin, le peuple a répondu, effectivement, à l’appel du président par intérim, Abdelkader Bensalah et à son discours à la Nation du jeudi 6 juin au soir, par un message clair : « Bensalah dégage ». Dans son discours, le président par intérim avait demandé que la classe politique et la société civile « dialoguent » et fassent « des concessions mutuelles » afin d’organiser de nouvelles élections présidentielles. Un souhait qui fait suite à la décision du Conseil constitutionnel d’annuler les élections prévues pour le 4 juillet. En guise de réponse, « Ya h’na ya n’touma, marana’che habsin », ont crié des milliers de manifestants fortement mobilisés dans les rues de la capitale Alger en dépit d’un dispositif  sécuritaire très musclé et de nombreuses arrestations déplorées par la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH).

Il est à signaler en outre que des manifestations ont également été organisées dans d’autres villes du pays comme Oran et Mostaganem. De véritables marées humaines ont envahi les rues de nombreuses villes algériens. Ces manifestations sont une réplique aux annonces de Bensalah concernant le maintien de l’actuel statu-quo.

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