Les révélations faites parle Rédacteur en chef d’Algérie Part, Abdou Semmar, sur le plateau de l’émission Kawalis, concernant le « monopole » exercé par la famille du défunt général Kamel Abderrahim sur le marché de la dialyse en Algérie ont suscité de nombreuses réactions. Plusieurs médecins, experts et opérateurs pharmaceutiques ont pris attache avec la Rédaction d’Algérie Part pour compléter nos révélations. 
En effet, plusieurs de ces sources ont assuré à Algérie Part que des millions de dialyseurs capillaires (produit fini et stérile prêt à l’emploi immédiatement)  franchissent la barrière des services des douanes algériennes alors qu’ils sont interdits à l’importation selon les dispositions publiées dans le Journal Officiel 2008. Avec quelle déclaration la société IMC appartenant aux enfants du regretté général Kamel Abderrahim procèdent-ils à l’importation de ces équipements médicaux ?
En Algérie, aucun dispositif médical ne peut être dédouané sans le PPI (programme prévisionnel d’importation) délivré annuellement par la direction de la pharmacie du ministère de la Santé. Cela signifie clairement que ces agissements sont « couverts » par notre ministère de la Santé. 
D’autre part, plusieurs de nos sources ont confirmé également que les situations monopolistiques, les appels d’offres truqués et les blocages administratifs multiples ont empêché des opérateurs pharmaceutiques algériens d’enregistrer des produits essentiels notamment en oncologie. Les appels d’offres concernant le consommable en hémodialyse sont curieusement confectionnés en un seul et unique lot regroupant tout le consommable et souvent aussi  les médicaments en hémodialyse bloquant ainsi les autres fournisseurs qui proposent des produits innovants pouvant soulager davantage les patients (comme les chambres implantables pour hémodialyse qui ont été arbitrairement boycottées sur ordre !) et des produits haut gamme pour l’EOP, le fer injectable, etc.
A cause de cette situation de monopole primaire, secondaire & tertiaire, certains opérateurs privés algériens ont été obligés d’incinérer plusieurs centaines de cathéters d’hémodialyse double lumière, short term et long term de la marque Allemande Joline. Ils sont restés plusieurs années en stock parce que ces opérateurs algériens ne pouvaient pas les proposer dans les appels d’offres établis en LOT UNIQUE. Les pertes financières sont estimées à plusieurs millions de DA !
Algérie Part a découvert aussi au cours de ses investigations que « des personnes mal intentionnées » ont probablement réussi à imposer à la Caisse Nationale de l’Assurance Sociale (CNAS) un tarif élevé pour le remboursement du stent actif. Nous avons appris que l’avenant vient d’être établi. Ils font ainsi perdre à la CNAS au minimum 45 millions de DA pour chaque 10000 stents consommés. Ils privent beaucoup de patients d’une prise en charge optimale en limitant le nombre de stents implantés par procédure.
En effet, la maladie coronaire est malheureusement fréquente dans notre Pays. L’incidence des atteintes multi tronculaires nécessitant pour une revascularisation complète l’implantation de plusieurs stents actifs est élevée.
Et pourtant, avec un tarif adapté qui tourne autour de 40-45000 DA en HT permettra :
– de faire des économies au profit du Trésor Public
– avoir suffisamment de budget pour le consacrer à introduire les autres thérapeutiques essentielles manquantes
– traiter convenablement tous les patients coronariens
– et mettre fin aux procédures d’achat de prescription ( financées par la surfacturation ) et au commerce informel ( certains achètent le stent actif sans facture ou le ramène frauduleusement de l’étranger puis le revende sans facture aux patients à des prix exorbitants dépassant souvent 140-180.000,00 DA !
Nos sources ont révélé enfin quelques exemples de la  » dérive autoritaire  » de cette situation monopolistique à laquelle recourt le ministère de la Santé au profit de certains lobbys puissants. Il s’agit d’imposer un produit importé extrêmement  » dangereux  » pour les patients, c’est le COSMOFER : du Fer Injectable contenant du DEXTRAN (comme excipient). « Un scandale sanitaire sans précèdent », s’offusquent nos sources.
– Importer et imposer une Hormone appelée HEMAX qui est une Erythropoïétine (EPO)
produite en Argentine. Elle est lyophilisée et commercialisée sous forme de poudre. La moitié de son efficacité est perdue à son arrivée en Algérie. Elle est vendue plus chère que des EPO de meilleure qualité ! Le ministère de la Santé va-t-il rester longtemps enfermé dans son silence face à ces dérives et situations dangereuses pour la vie des patients algériens ?

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