Algérie Part a poursuivi ses investigations sur les réseaux d’influence et lobbys instrumentalisés par le controversé général Ghali Belkecir, le commandant de la Gendarmerie Nationale, et son épouse, la magistrat Fatiha Boukhers, la présidente de la Cour de Tipaza, pour s’immiscer dans les décisions de la justice algérienne. 

Des investigations qui ont conduit à la publication de plusieurs articles dans lesquels nous avons apporté des éléments essentiels pour décortiquer le maillage de ces réseaux aux connotations mafieuses influençant dangereusement les verdicts rendus dans divers tribunaux algériens. Cette fois-ci, nous dévoilerons à nos lecteurs et lectrices comment le général Belkecir et son épouse utilisent la juge de siège Zouaoui Nesrine au niveau du tribunal de Koléa pour « protéger » les alliés et amis des Belkecir contre toutes potentielles dangereuses poursuites judiciaires.

Zouaoui Nesrine a été, pourtant, sanctionnée par le ministère de la Justice pour avoir failli à son travail de magistrate neutre, compétente et honnête en la mutant vers le tribunal de Médéa. Mais l’épouse du général Belkecir a exercé son lobbying auprès de son ami, l’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh, pour la transférer vers un tribunal nettement plus prestigieux et stratégique, à savoir celui de Koléa qui dépend territorialement de la Cour de Tipaza présidée justement par madame Belkecir.

Il faut savoir que la juge Zouaoui Nesrine est au coeur d’un véritable puzzle malsain de pouvoir. Cette magistrate est l’épouse de l’ex-secrétaire général du ministère de la Poste et des Technologies, à savoir Fouad Belkessam dont le frère Fayçal Belkessam est également magistrat au tribunal de Bir Mourad Raïs. Comme par hasard, nous retrouvons toutes ces personnes dans plusieurs dossiers de malversations financières révélées précédemment dans de nombreux articles publiés par Algérie Part.

En plaçant Zouaoui Nesrine au tribunal de Koléa, madame Belkecir a renforcé entièrement son contrôle sur les jugements et verdicts qui émanent de ce tribunal. Des jugements qui n’ont pas cessé d’alimenter une vive polémique depuis au moins deux ans. Les juges qui veulent s’émanciper du diktat de madame Belkecir subissent, par la suite, de nombreuses pressions. Ces magistrats n’ont pas cessé de dénoncer ces pratiques auprès du ministère de la Justice. Mais à l’époque de Tayeb Louh, madame Belkecir et son mari le général sulfureux étaient des « intouchables ». Aujourd’hui, grâce au Hirak algérien, les langues se délient et leurs basses manœuvres se heurtent à la vigoureuse résistance de plusieurs juges qui ne veulent plus donner des verdicts taillés sur mesure pour convenir aux intérêts des Belkecir.

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