La tenue d’élections présidentielles dans le cadre juridique, politique et administratif du régime actuel, ne vise que la régénération et la continuité du système mafieux aux commandes du pays depuis des décennies et qui mènera inéluctablement dans la voie de la libyesation de l’Algérie.

Est-il important de marteler que le passage d’une dictature  corrompue vers  une république démocratique ne se fera pas sur un coup de baguette magique ou par des élections factices, décorées de candidats réels?

Fort crédible et respectable que discutable, la transition démocratique sert à renouer les liens brisés, à rétablir si ce n’est pas d’établir les institutions fortes, des légitimités à construire et à léguer aux futures générations une Algérie démocratique, moderne, exigeante, équitable, inclusive, juste, ouverte, citoyenne, critique, créative, consciente, compétente et fière.

La transition démocratique s’impose comme seule solution inévitable de la crise politique qui gangrène l’Algérie pour aboutir  à la revitalisation de la société civile et de ses relations avec le pouvoir politique. Il s’agit donc d’un socle nécessaire, urgent, consensuel, transparent et déterminant du développement politique et économique auxquels aspire le peuple algérien.

La transition démocratique doit être négociée en toute liberté et transparence, consensuelle (avec la plus grande participation et en consultation avec la société civile.), graduelle et pacifique. C’est un processus  sûr, par lequel le peuple algérien mettra un terme définitif au régime actuel et préparer les conditions de l’émergence d’un État de droit qui signifie :

  • Un État qui assure les droits fondamentaux des citoyens (sécurité, justice, éducation, santé, culture, épanouissement et intégrité,
  • Un État qui protège les droits et les libertés acquis des citoyens;
  • Un État où l’objet du droit constitutionnel est l’encadrement du pouvoir politique et la conciliation de la liberté et de l’autorité.

 

La transition démocratique est bien davantage que la simple organisation d’élections. C’est un contrat social et politique des forces vives de la nation.

Dans cette perspective et parmi toutes les propositions honorables,  «la proposition de sortie de crise» du FFS qui date de janvier 2004, pour «l’avènement de la deuxième république», émerge par son caractère unifiant, inclusif et comme approche globale, car elle est non seulement d’actualité tangible, mais aussi un plan salvateur, consensuel et une issue honorable pour l’Algérie.

 

 

 Par Kamel Bourenane

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