La sortie de crise semble s’éloigner en Algérie. De nombreux Algériens demandent l’annulation de l’élection présidentielle, toujours perçue comme symbole de la mainmise du “système Bouteflika”. Chaque vendredi, des milliers d’Algériens, dont des franco-algériens, font le déplacement se réunissent dans la rue.

 

Hakim Addad, fondateur du RAJ (Rassemblement Action Jeunesse) a pris l’avion dès jeudi soir. Il sera comme tous les vendredis présent dans le cortège d’Alger. Il admire la détermination de ses compatriotes: “C’est le quinzième vendredi d’affilée, un mois de Ramadan qui est passé, les gens continuent d’être autant mobilisés. C’est vraiment une véritable lame de fond qui je le pense emportera pacifiquement ce régime pour nous faire arriver à un régime démocratique”.

Cette semaine, deux candidats se sont déclarés pour l’élection présidentielle du 04 juillet mais les manifestants demandent tout de même son report. Les prétendants avaient jusqu’au weekend dernier pour proposer leur candidature mais aucun poids lourd n’a tenté sa chance. Le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, devenu de fait le véritable homme fort de l’Algérie, a opposé une fin de non recevoir à la demande de report de l’élection.

 

Farid, franco-algérien, manifestera donc à Alger ce vendredi après-midi : “Même une partie des administrations refusent d’organiser ces élections. Aujourd’hui, on ne reconnait ni les candidats qui ont dépose leurs candidatures ni  ceux qui aspirent à participer à cette mascarade électorale. Très sincèrement, on ne lâchera rien tant qu’ils auront pas tous dégagés”.

Mercredi, le chef d’état-major de l’armée a dénoncé, sans les nommer, ceux qui font “perdurer la crise” politique en Algérie par la “rumeur” et les “mensonges” dans les médias, et a appelé les journalistes à être au “service de l’Algérie”. Les manifestants devraient être encore des centaines de milliers dans les rues ce vendredi après-midi.

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