Ce mercredi 29 mai, Ahmed Gaïd Salah s’est exprimé encore une fois depuis Tamanrasset au sud du pays pour mettre la classe politique algérienne face à ses responsabilités. 

Le chef d’Etat-Major de l’ANP a mis en exergue dans ce nouveau discours la nécessité de trouver une issue rapide à la crise en faisant du dialogue « un projet civilisationnel ». Ceci dit, il a posé des conditions claires, précises et nettes.

« La priorité est de faire en sorte que tout un chacun soit convaincu de l’importance du dialogue pour sortir le pays de la crise », a-t-il précisé de prime abord. Ensuite, il a fait savoir que le dialogue pour la sortie de la crise actuelle paralysant le pays se fera « en prenant comme base ce qui a été réalisé jusque-là » a-t-il expliqué, ajoutant que « les contours de ce dialogue se préciseront en fonction du sérieux et de la faisabilité des propositions qui seront faites », afin de trouver une « solution dans les plus brefs délais, loin de toute période de transition ». Ahmed Gaïd Salah a aussi insisté sur la nécessité d’organiser l’élection présidentielle pour ne pas perdre davantage de temps avec une longue et complexe période de transition.

Pour rappel, le Général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’ANP avait appelé, mardi à Tamanrasset, les personnalités et les élites nationales à un dialogue « sérieux, rationnel et constructif  » pour résoudre la crise que vit le pays à travers des « concessions réciproques », indique un communiqué du ministère de la Défense nationale.

« J’ai affirmé à maintes reprises et je le répète aujourd’hui une fois encore, que l’unique voie pour résoudre la crise que vit notre pays est d’adopter la voie du dialogue sérieux, rationnel, constructif et clairvoyant, qui place l’Algérie au-dessus de toute considération », a déclaré M. Gaïd Salah au cours d’une rencontre d’orientation avec les cadres et les personnels de la 6ème région militaire (Tamanrasset) diffusée par visioconférence à l’ensemble des unités de la Région.

Il a estimé que « l’établissement du dialogue signifie la disponibilité de tous à s’entendre et s’écouter mutuellement, avec pondération, sérénité, engagement et une aspiration sincère vers la nécessité, voire l’impératif, de trouver les solutions idoines sans délai ».

« Le peuple algérien, dévoué à sa patrie, et conscient de l’importance d’aboutir rapidement à des issues adéquates à cette crise, ne veut plus revivre les expériences douloureuses antérieures, dont il a subi les affres et souffert terriblement des répercussions, tout comme il n’oublie pas et ne veut pas oublier cette pénible période qu’il a vécue durant les années 90 », a-t-il souligné, appelant à « tirer l’enseignement des expériences et des évènements tragiques passés, où la raison était absente, et dont l’unique perdant était la patrie ».

LAISSER UN COMMENTAIRE