Algérie Part a révélé récemment dans l’une de ses publications comment l’opérateur Mobilis a dépensé plus de 3 millions de dollars pour acquérir une solution monétique auprès de l’opérateur portugais SIBS qui devait lui permettre de lancer officiellement le paiement mobile (m-paiement) en Algérie. Un projet qui avait été finalement abandonné parce que le ministère dirigé par Houda Feraoun voulait offrir la primauté au paiement électronique proposé par la société Monetix des frères Kouninef. 

Cette fois-ci, nous avons obtenu des documents exclusifs qui dévoilent et racontent les dessous de cet important projet ambitieux de Mobilis, un projet avorté dans des conditions troublantes comme nous l’avons expliqué dans nos précédentes investigations. Ces documents retracent le contenu d’un procès verbal de la réunion du conseil d’administration de Mobilis qui s’était tenu le 18/02/2013 pour étudier et valider officiellement le lancement du paiement mobile en Algérie. Comme le montrent nos documents, tous les administrateurs de Mobilis étaient présents à cette importante et stratégique réunion.

 

Par ailleurs, ces documents indiquent clairement que Mobilis avait déployé toute une stratégie commerciale et de marketing autour de la solution du m-paiement acquise auprès des portugais de SIBS pour la modique somme de 3 millions de dollars. Les documents en notre possession expliquent avec beaucoup de précision les dessous du plan échafaudé depuis 2013 par Mobilis et son partenaire Mobilis. Ce projet pouvait permettre à l’opérateur public d’engranger de nouveaux revenus et de contribuer de façon concrète au développement numérique du pays.

Malheureusement, en dépit des enjeux financiers et technologiques majeurs de ce projet, il fut abandonné et annulé sans aucune explication convaincante et fondée. Et depuis 2013, l’Algérie a été privée du paiement mobile qui s’est démocratisé depuis des années dans de nombreux pays africains leur permettant ainsi de lutter avec efficacité contre le marché informel et le sous-développement technologique. Des objectifs qui n’ont jamais été considérés comme une priorité par la ministre Houda Feraoun et ses proches collaborateurs affiliés à des oligarques sulfureux comme les Kouninef.

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