Le général Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense Nationale, a été officiellement auditionné le 13 mai dernier au niveau du tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger, a-t-on appris auprès de l’avocate Naima Farhi. L’ancien homme fort de l’armée algérienne a été entendu par le juge d’instruction au sujet de l’affaire de  faux et d’usage de faux concernant un litige qui l’oppose à la société américaine Wizara LLC, connue précédemment sous le nom de Chass LCC. 

Selon les documents en notre possession, l’avocate Naima Farhi, une ancienne députée, a saisi la justice algérienne contre Khaled Nezzar depuis le 16 avril 2017. Depuis cette date-là, le Procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs a été saisi pour ouvrir ce dossier judiciaire qui concerne visiblement Wizara LLC dont le siège social est basé dans l’État de New York. Il s’agit d’une société spécialisée dans le déploiement de solution d’internet sans fil. Elle avait déposé plainte contre le fournisseur de service internet SLC (Smart Link Communication) propriété du général Nezzar et de ses enfants.

Le tribunal Bir Mourad Raïs attendu également plus d’une année pour auditionner Khaled Nezzar. Wizara LLc est la propriété de l’algéro-américain Mouloud Meghezzi qui est aussi enseignant à l’université de Syracuse (NY). Il a participé au lancement du premier réseau Wimax de SLC en Algérie en 2005. Son nom figurait sur le registre de commerce de la SPA SLC comme membre du conseil d’administration avant d’être éjecté de l’entreprise. Les sommes réclamées représentent les services fournis entre 2003 et 2006 (6 965 000, 00) en plus des équipements (1 702 980.00).

Pour rappel, face à ces accusations, Lotfi Nezzar, le directeur général de SLC et néanmoins fils du général à la retraite Khaled Nezzar, Lotfi Nezzar avait animé une conférence de presse le 17 juin 2016 pour dénoncer une « campagne mensongère menée par Mouloud Meghezzi ».

“Cette affaire qui revêtait, au départ, un caractère purement commercial a vite pris une tournure politique allant jusqu’au mensonge, le faux et usage de faux et la calomnie”, avait dénoncé à l’époque Lotfi Nezzar en qualifiant les attaques de M. Meghezzi de chantage médiatique.

Lotfi Nezzar avait estimé enfin que “cette campagne de désinformation vise le groupe SLC et mon père qui a joué un rôle durant les années 1990″. Le fils du général Khaled Nezzar avait fait accusé en dernier lieu M. Meghezzi d’avoir falsifié plusieurs pièces qu’il a remises à la justice américaine pour faire valoir ses droits.

LAISSER UN COMMENTAIRE