La Laddh vient d’apprendre avec regret le décès du militant politique Kamal Eddine Fekhar à l’hôpital psychiatrique Frantz Fanon de Blida suite à son transfert depuis l’hôpital de Ghardaïa. Kameleddine Fekhar était  en grève de la faim depuis son incarcération, soit un peu plus de 40 jours.

La LADDH présente en cette triste occasion ses condoléances à sa famille et à ses proches.
La LADDH rappelle que le droit à la vie est le premier des droits.  La dégradation de l’état de santé suite à la grève de la faim entamée depuis plus de 40 jours était avérée et persister à le laisser en  détention est un manquement à la protection de sa vie par les autorités.
Faut-il préciser que la grève de la faim de plus de 40 jours peut constituer de sérieux risques de santé physiques et psychologiques. Kamaleddine Fekhar considérait que la grève de la faim était une forme de protestation contre son emprisonnement injuste.
Kamaleddine Fekhar était un détenu d’opinion, il n’avait commis ni délit ni crime. Au delà de la question récurrente du recours excessif à la détention  provisoire alors que la constitution,le pacte international relatif aux droits de l’Homme et les dispositions du code de procédure pénale consacrent la liberté comme principe et non l’exception, la judiciarisation de l’acte politique, des libertés d’expression et d’opinion est un danger pour les libertés.
La LADDH exige une enquête indépendante et impartiale pour déterminer les causes de son décès et les responsabilités quant aux défaillances relatives à la  protection de la vie de Kameleddine Fekhar.
Alger le 27 mai 2019
Maitre Nourredine Benissad. 
Président LADDH. 

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