Algérie Part vient d’enclencher des investigations approfondies concernant les marchés conclus au niveau de l’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) de Bouchaoui. Il s’agit officiellement d’un centre névralgique de la gendarmerie nationale qui s’est évertué depuis 2009 à instaurer un système de management de qualité en cohésion avec les conditions et exigences régissant l’activité d’un laboratoire de criminalistique de cette ampleur. 

Mais au cours de nos investigations, nous avons découvert plusieurs marchés douteux et suspects qui ont été conclus depuis l’arrivée au pouvoir au sein de la gendarmerie nationale du général Ghali Belkecir, l’actuel patron de ce corps sécuritaire. Il s’agit de marchés contractés avec une société française qui fournit divers produits aux laboratoires de l’INCC. Des laboratoires considérés comme de grands consommateurs de produits dits consommables qui sont achetés à des sociétés soi-disant étrangères mais gérées par quelques proches du général Ghali Belkecir.

Nos actuelles investigations portent actuellement sur une SARL inscrite au registre de commerce de Paris avec un capital 5000 euros et dont toute l’activité est liée à l’INCC. Cette SARL rafle des marchés importants alors qu’elle ne possède ni local ni véhicule commercial ni le moindre actif prestigieux.
Elle a uniquement 2 salariés dont la gérante qui serait très bien introduite auprès du Général Belkecir. Cette SARL est domiciliée à Paris 75014 dans une boite aux lettres professionnelles. Ses marges vont de 50 à 100%, a-t-on constaté au cours de nos investigations.
Aujourd’hui en Algérie, aucun groupe étranger n’ose répondre aux appels d’offres lancés par la gendarmerie algérienne. Ni VWR, ni Fisher Scientific ni aucun autre groupe d’équipements de laboratoire réputés dans le monde entier pour leur sérieux et leadership dans ce secteur.
A chacune de leurs candidatures et malgré des prix nettement inférieurs, ils ne sont jamais retenus et même dissuadés de répondre.
La réponse aux appels d’offres consiste à prendre les références demandées par l’appel d’offres, les recopier du catalogue et les présenter à la commission des marchés de l’INCC.
Des centaines de milliers d’euros sont dépensés chaque année, mais aucun impôt n’est payé en Algérie. Une superbe affaire avec redistribution aux uns et aux autres sous forme de cadeaux divers (montres de luxe, ordinateurs, voyages payés aux proches…), a-t-on appris au cours de nos investigations.
En creusant un peu, nous avons découvert que la famille possédant cette SARL française est bien introduite auprès des Belkecir. Force est enfin de constater que le général algérien ne fait rien pour professionnaliser ses équipes d’achats et se contente de sous-traiter à des boites étrangères qui ne sont que des boites aux lettres avec un  compte bancaire et qui appliquent des prix exorbitants au détriment du fisc et du trésor algérien.
Nous reviendrons prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations dans notre grosse enquête qui sera bientôt publiée…

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