La Confédération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie (CGATA) a été invitée pour une réunion avec la mission de haut niveau de l’OIT ( organisation internationale du travail) le 22-05-2019 pour s’enquérir de la situation syndicale et ce suite aux différentes plaintes déposées par la CGATA et suite aux recommandations de la commission de suivi d’application des normes qui siège lors des conférences internationales chaque année lors du mois de juin.

Malgré le fait que cette mission est attendue depuis plusieurs années car les autorités Algériennes ont toujours refusé sa venue, la CGATA a demandé à la mission de reporter sa venue car la situation exceptionnelle que vit notre pays l’exige même si le rapport de cette  mission se devait d’être prêt pour la  conférence internationale international de travail qui se tiendra en juin 2019 à Genève.

En effet, depuis prés de trois mois le peuple Algérien sort dans la rue pour exiger une rupture radicale avec le régime et en particulier avec la primauté du militaire sur le politique.

Le Président de la République a été obligé de démissionner ainsi que son premier ministre et son gouvernement. Le Président du sénat a été désigné comme Président de l’Etat pour une période de trois mois, un nouveau premier ministre a été désigné ainsi qu’un nouveau Gouvernement, tout ce beau monde est honni par la population qui pourchasse même les nouveaux ministres lorsqu’ils se déplacent à l’intérieur du pays.

En fait le vrai décideur est l’actuel vice ministre de la défense et chef d’Etat-Major, ce qui indique clairement que nous vivons sous un régime militaire. Le chef d’Etat major donne même des ordres à la justice en lui demandant de faire fi des procédures légales.

Le peuple Algérien sort chaque vendredi alors que d’autres corporations sortent les jours de la semaine pour exiger une vraie rupture. De ce fait la venue de cette mission pour discuter avec des subalternes qui ne seront même pas la dans un mois ou deux et sous le règne du régime militaire n’est qu’une forme de reconnaissance de ce régime militaire.

La CGATA refuse cela surtout que le scénario Égyptien est la pour montrer que la mission de l’OIT qui s’est déplacée en Egypte s’est accommodée du régime militaire ce qui a conduit au désastre qui frappe non seulement l’activité syndicale mais tout le peuple Égyptien.

La CGATA tient à réaffirmer son attachement aux revendications du peuple Algérien et exprime son refus de rencontrer la mission dans de telles conditions comme elle demande le report de cette visite. Elle a, d’ailleurs, exprimée cela par écrit à deux reprises à Mme Vargha qui présidera cette mission en sa qualité de directrice du département des normes internationales de travail.

  

Par le président de la CGATA, Malaoui Rachid

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