Depuis la chute du régime Bouteflika, le géant pétrolier français Total ne cesse de rencontrer des difficultés et des obstacles qui menacent son développement en Algérie. Preuve en est, depuis la fin du mois de février dernier, la Banque d’Algérie a bloqué les transferts de 73 millions d’euros au titre de ses dividendes réalisés dans le sillage de ses activités gazières et pétrolières en Algérie. 

Ce blocage suscite un énorme malaise au sein de Total qui commence à se poser de sérieuses questions sur son avenir algérien. Selon nos sources, un haut responsable de Total va se déplacer à Alger pour rencontrer des dirigeants de Sonatrach et faire un point sur ces blocages qui ralentissent les activités du géant énergétique français.

Des blocages qui concernent également le fameux projet du complexe pétrochimique autour de la production de propylène et de polypropylène dans la zone industrielle d’Arzew. Un projet qui nécessite un investissement 1,5 milliard de dollars. Ce projet connait ces dernières semaines des retards troublants alors que Sonatrach et Total ont signé un partenariat global annoncé en mai 2017, en vue de lancer les études d’ingénierie pour ce futur complexe pétrochimique.

Ces retards et obstacles préoccupent le français Total qui ne va pas hésiter à réclamer des explications aux autorités algériennes. Il est à rappeler que le géant français des hydrocarbures a failli entamer dans un passé récent des poursuites judiciaires internationales contre Sonatrach en été 2016. Mais, grâce à Abdelmoumen Ould Kaddour, l’ex-PDG de Sonatrach, avait réussi à conclure une réconciliation avec Total évitant ainsi à l’Algérie des fortes amendes et d’énormes en pertes financières en devises. 

Ce scénario risque, désormais, de refaire surface et l’Algérie pourrait affronter le géant français dans une nouvelle lutte dont l’économie algérienne pourrait s’en passer.

 

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