Les étudiants algériens sont mobilisés ce mardi 14 mai, pour une nouvelle journée de manifestation réclamant le départ des dirigeants liés à l’ancien président Abdelaziz Bouteflika.

Comme la semaine passée et malgré le début du ramadan, de nombreux étudiants manifestent mardi à Alger et dans d’autres villes universitaires d’Algérie pour réclamer le départ du pouvoir des « voleurs » et des « traîtres » liés au régime du président déchu Abdelaziz Bouteflika, selon un journaliste de l’AFP.

Dans le centre de la capitale, plusieurs milliers d’étudiants, rassemblés devant la Grande Poste, bâtiment devenu le point de ralliement des manifestations dans la capitale, sont parvenus à forcer, sans violence, plusieurs cordons de policiers pour rejoindre le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse du Parlement).

« Vous avez pillé le pays, voleurs ! », crient d’une seule voix, en direction de l’APN, les étudiants, qui manifestent tous les mardis depuis le début du mouvement de contestation inédit du régime dont l’Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

« FLN, traîtres ! », peut-on également entendre, en référence au Front de libération nationale, ancien parti unique qui domine la vie politique depuis l’indépendance et présidé par Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril, après 20 ans à la tête de l’État, par un mouvement de contestation inédit.

Pour un État civil

Les étudiants, pour la plupart drapés dans le drapeau national – vert et blanc, frappé de l’étoile et du croissant rouges – réclament également « Un état civil, pas un État militaire ».Depuis la démission du président Bouteflika, l’armée, qui a joué un rôle décisif dans son départ, est revenue au centre du jeu politique et son chef d’état-major, le général Ahmed Gaid Salah, fidèle durant 15 ans du chef de l’État déchu, est de facto le nouvel homme fort du pays.

Le départ du pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika n’a pas apaisé le mouvement de contestation, qui réclame le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir et refuse que l’appareil laissé derrière lui organise le 4 juillet une présidentielle pour élire son successeur.

 

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