« Je lance un appel au président de la Cour Suprême en tant qu’ancien président de l’APN pour ouvrir une enquête sur les accusations de détournement de 3600 milliards dont j’ai fait l’objet de la part de l’ex-DRS ». C’est avec ces termes que l’ex-patron du FLN Amar Saâdani a lancé un défi à la justice algérienne dans l’espoir de blanchir sa personne de ce scandale qui lui collait à la peau depuis de longues années. 

Amar Saïdani évoque, dans sa déclaration, le dossier de a Concession générale agricole (CGA).  Plus de 3000 milliards de centimes ont été dilapidés des fonds destinés à la revalorisation des terres agricoles au moment où Amar Saâdani dirigeait le parlement algérien entre 2004 et 2007. Ce scandale n’a jamais été profondément, et sérieusement, traité par la justice algérienne. Jusqu’à aujourd’hui, nous ne connaissons pas ses véritables dessous. Mais si Amar Saâdani est persuadé de son innocence, il s’avère qu’il n’est guère « blanc comme neige » comme il essaie de nous le faire croire. Preuve en est, nous avons obtenu des documents exclusifs au cours de nos investigations qui démontrent son implication directe dans le détournement de terres et assiettes foncières relevant du domaine privé de l’Etat.

Ces documents expliquent comment Amar Saâdani a abusé de son pouvoir en tant que Président de l’Assemblée Populaire et Nationale (APN) pour obtenir un terrain de grande valeur dans la wilaya d’El-Oued au profit de son frère Saïdani Mohamed Saïd, aujourd’hui sénateur au Conseil de la Nation. Amar Saâdani est intervenu directement auprès de la Direction Générale du Domaine National pour permettre à son frère de récupérer ce terrain dans le but de l’exploiter pour… bâtir une station-service. Le frère d’Amar Saâdani espérait récupérer cette terre au dinar symbolique. Nos documents indiquent que l’ex-président de l’APN a rencontré énormément de difficultés pour imposer son diktat à la Direction Générale du Domaine National.
Pour débloquer la situation et vaincre toutes les réticences, Amar Saâdani a abusé de son pouvoir pour intervenir directement auprès du directeur des Domaines de la wilaya d’El Oued. Et le terrain a été cédé au frère de l’ex-patron du FLN pour la modique somme d’un… dinar symbolique. Plusieurs sources ont confié enfin à Algérie Part que des PV ont été trafiqués pour faire passer ce terrain dans le cadre de la concession des terrains relevant du domaine privé de l‘Etat destinés à la réalisation de projets d’investissement alors que l’assiette foncière serait un bien… privée !
Nous n’avons pas recueilli toutes les preuves pour confirmer cette information. Mais, une chose est sûre, nos documents sont accablants et révèlent clairement un « trafic d’influence » dont serait coupable Amar Saâdani qui avait usé de ses fonctions pour arranger les affaires de son frère. La Cour Suprême va-t-elle oser « ouvrir ce dossier » ?

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