C’est une affaire qui a été soigneusement étouffée alors qu’elle aurait pu déboucher sur un véritable scandale d’Etat. Entre 2016 et 2017, l’opérateur de téléphonie mobile a été poursuivi en justice par la Banque d’Algérie à la suite d’opérations d’importation très suspectes et douteuses. Le dossier a atterri au tribunal d’Abane Ramdane de Sidi M’hamed. 

Les premiers éléments de ce dossier sont troublants : lorsque l’opérateur Ooredoo était dirigé par le controversé Joseph Ged,des tablettes ont été importées depuis la Chine. Ces tablettes ont été facturées à 200 dollars alors que leur valeur réelle n’a pas dépassé les 40 dollars pour chaque unité ! Saisie par un rapport officiel, la Banque d’Algérie a déposé plainte et l’affaire est transférée à la justice.

Une justice gouvernée par Tayeb Louh, le ministre qui a ruiné totalement l’indépendance de l’appareil judiciaire algérien. Le dossier est traité dans l’anonymat total. Pis encore, aucune information ne va filtrer sur cette affaire qui relève de malversations financières très dangereuses. Selon nos sources, Tayeb Louh, qui a disparu des radars ces derniers jours après avoir fait une brève apparition au siège du FLN, a exercé toutes ces pressions pour que ce dossier soit subtilement fermé sans grand dégâts pour les hauts responsables de l’opérateur Ooredoo dont Joseph Ged est un ami intime des frères Kouninef, les oligarques très influents en raison de leur proximité avec la famille présidentielle des Bouteflika.

Algérie Part enquête sur ce dossier et publiera prochainement de nouvelles révélations.

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