L’arrivée au gouvernement en mai 2015 de Houda-Imane Faraoun a fait le bonheur des frères Kouninef et de la famille d’Ali Haddad. Et pour cause, cette jeune ministre a entrepris un véritable sabotage de l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis dans le seul but d’offrir des marchés à ces puissants oligarques algériens. 

En effet, nous avons appris au cours de nos investigations que l’entreprise HCF appartenant aux frères Kouninef notamment l’aîné Karim ainsi que l’entreprise Haddad Télécom de la famille d’Ali Haddad ont obtenu en octobre 2018 d’importants marchés d’installation et de déploiement des antennes-relais de l’opérateur Mobilis à travers tout le territoire national. Ces deux entreprises ont remporté dans des conditions plus que troublantes ces marchés consistant notamment à installer des pylônes pour antennes qui permettent à Mobilis de renforcer son réseau de téléphonie mobile à travers toute l’Algérie.

Or, il s’avère, a-t-on confirmé au cours de nos investigations, que la commission d’évaluation des offres interne à Mobilis a rejeté les offres des entreprises des Kouninef et de Haddad en août 2018. Des offres jugées incohérentes d’autant plus que les Kouninef et les Haddad n’ont aucune expérience convaincante dans ce secteur précis des télécoms.

Malheureusement, Ahmed Choudar, l’un des hauts responsables de Mobilis et proche collaborateur de Houda Faraoun a été dépêché rapidement pour menacer directement les membres de la commission d’évaluation des offres de l’opérateur Mobilis. Même le directeur juridique de Mobilis a été mobilisé pour exercer des pressions sur les membres de cette commission. Résultat des courses : les marchés furent attribué aux Kouninef et Haddad qui ont engrangé des contrats de 3 jusqu’à 4 milliards de Da, à savoir près de 25 millions d’euros, par an ! Heureux celui qui avait comme amie Houda Faraoun en Algérie…

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