En réponse à notre article publié en date du 19 avril 2019 concernant l’existence d’un réseau de passeurs au sein d’Air Algérie, une source proche de la direction générale de la compagnie battant pavillon national nous a fait parvenir ces explications. 

Le contrôle  des documents de voyage s’exerce durant  tout le process  de l’acceptation des passagers jusqu’à la porte de l’avion par les agents de la compagnie aérienne et ceux des  autorités aéroportuaires.

Le service contrôle document de voyage  à Alger est une structure supplémentaire, et  exceptionnelle  propre à l’escale mère d’Air Algérie, vu  la spécificité de cette escale comparant aux autres, notamment en ce qui concerne  le traitement des passagers en correspondance international/international (Afrique-Europe-Amérique-Asie et Moyen Orient). Cette clientèle représente le plus grand chiffre d’affaire en Devise.

L’acceptation de ces passagers se réalise à partir des escales émettrices sur la base des données (TIM) travel information manual disponibles sur les systèmes d’enregistrement (DCS) certifiés par l’IATA, leur transfert vers les destinations finales s’effectue au niveau de l’escale de transit en utilisant  le même référentiel réglementaire et en exerçant des inspections supplémentaires ; Leur passage aux frontières est régi par l’OACI et assuré  par les autorités aéroportuaires.

Le nombre des passagers refoulés (INAD qui sont  soumis à pénalité) est insignifiant par rapport à celui des clients transportés ; La majorité des cas des INADs  s’avèrent à des usurpations ou des documents falsifiés d’une manière qui échappe à tout moyen de contrôle même  dans les pays les plus développés.

Je vous informe que les montants avancés dans votre article ne reflètent nullement la réalité, ils n’atteignent même pas 10%par an  de ce que vous avez cité. En effet ces pénalités demeurent  insignifiantes  par rapport à celles imputées aux compagnies concurrentes dans ce marché,  que ça soit européennes ou Maghrébines, vu les inspections rigoureuses qui s’effectuent par tous les intervenants à Alger.

Je tiens à vous préciser que durant ces  deux dernières années  les  amendes se sont vues  réduites  de 60%, et ce,  grâce au suivi de toutes les procédures administratives et judiciaires dans les États  concernés, dans le but  de dénoncer les imputations arbitraires pour des dizaines de cas dont la détection de la non-conformité du document est quasi impossible même par les experts des document de voyage ,  chose qui nous a valu  le respect des  autorités aéroportuaires dans  toutes les  escales étrangères  que nous desservons.

Pour l’étude de Lufthansa en 2015 concernant le Hub d’Air Algérie à Alger, le bureau d’étude n’a nullement remis en cause la compétence des employés, le seul souci rencontré était l’incompatibilité de l’infrastructure avec  le volume de cette activité. Les honoraires que vous avez cités pour  ce prestataire sont très exagérés, et sachez que  cette étude est d’actualité dans la nouvelle aérogare.

Vous pouvez vous enquérir des informations quant aux  standards internationaux qui régissent le traitement des passagers en transit  via les journaux spécialisés, ou bien les  publications périodiques  de l’IATA.

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