Comme à son habitude, l’oligarque et le milliardaire Mohamed Laïd Benamor, soumis à une interdiction de quitter le territoire national en raison de son implication dans des pratiques louches, sort son chéquier et sponsorise toute une campagne de communication dans le but de s’en prendre à notre rédacteur en chef, Abdou Semmar, en le menaçant d’entamer des poursuites judiciaires. 

Dans un article sponsorisé, c’est-à-dire financé par de l’argent, le groupe Benamor a publié un communiqué sur le site TSA où il annonce avoir déposé plainte contre Abdou Semmar et la chaîne de télévision Amel TV à la suite de la diffusion de l’émission « Kawalis » au cours de laquelle notre Rédacteur en Chef a révélé, preuves à l’appui, des pratiques occultes et douteuses, pour le moins que l’on puisse, dire de cet homme d’affaires habitué aux privilèges de l’impunité du pouvoir après avoir été l’un des plus gros contributeurs de la campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika en 2014.

Dans son article sponsorisé, le milliardaire controversé affirme que « la société General Food Company a été créée en Suisse dans le but de commercialiser et distribuer les produits du groupe Amor Benamor ». « Elle est exclusivement client : elle s’approvisionne auprès d’Amor Benamor, mais ne lui vend ni produits, ni équipements. Ce n’est donc pas un fournisseur, comme cela a été affirmé de manière mensongère sur cette web TV. Les bilans de General Food Company l’attestent. Ils sont versés dans le dossier des plaintes en diffamation, à Alger, Paris et Genève ».

Nous défions, effectivement, Mohamed Laïd Benamor de rendre public le moindre document démontrant que cette société suisse permet réellement de commercialiser à l’étranger les produits du groupe Benamor. Pourquoi avoir choisi un pays comme la Suisse réputé pour ses lois énormément favorables à l’évasion fiscale ? Quel est l’apport de cette entreprise suisse à l’économie nationale ? Et le groupe Benamor jouit-il d’une autorisation de la Banque d’Algérie qui lui permet de financer des activités financières et économiques dans un  pays comme la Suisse considéré mondialement comme un Paradis Fiscal ?

« En ce qui concerne la boulangerie industrielle de Corso, le projet a été lancé dans le cadre d’un partenariat légal avec le groupe public Eriad Alger, concrétisé par la création d’une société à capitaux mixtes – Mediterranean Mills Company (MMC) – qui a bénéficié d’un crédit bancaire », affirme ainsi le groupe Benamor d’après lequel a déjà « procédé au paiement de la première échéance due au 11 décembre 2018 ».

La encore, le groupe Benamor cache la vérité aux Algériens. Il n’explique nullement quel était l’intérêt économique de confier une installation industrielle aussi stratégique que celle de Corso à un partenaire privé qui n’était pas capable d’assurer les défis de ce projet industriel. Le groupe Benamor ment encore lorsqu’il omet de dire aux Algériens que son propriétaire le milliardaire Mohamed Laïd Benamor, président de la chambre algérienne du commerce et de l’industrie (CACI) a usé de tout son lobbying pour inciter le groupe ERIAD à liquider les unités de production du grand complexe de Corso en bradant tout le matériel et les équipements utilisés depuis 30 ans au sein de l’unité de fabrication des pâtes du complexe de Corso avant d’entamer sa pure et simple liquidation.

Algérie Part avait publié toute une enquête  détaillée sur le bradage du patrimoine industriel de l’unité de fabrication des pâtes et couscous du complexe agroalimentaire de Corso. Un bradage calculé et préparé sciemment pour permettre la privatisation de ce complexe industriel au profit du groupe Benamor. 

Notre Rédacteur en chef, Abdou Semmar, est prêt à remettre publiquement tous ses dossiers et documents à la justice algérienne qui vient de soumettre récemment Mohamed Laïd Benamor à une ISTN.

Au lieu de répondre publiquement au défi lancé par Abdou Semmar et de l’affronter sur un plateau de télévision afin de débattre des origines de ses affaires louches et suspectes, Mohamed Laïd Benamor recourt au sponsoring sur TSA, à l’achat publicitaire, bref à l’argent, le seul attribut dont il peut se targuer, pour se défendre contre des vérités, certes blessantes, mais démontrées par des documents et des faits avérés.

Nous déplorons l’attitude déshonorante de Mohamed Laïd Benamor qui confirme ainsi sa propension à jeter l’argent sur les médias dans le seul but de faire taire d’autres médias qui refusent de se laisser acheter par  sa fortune acquise dans l’ombre de ce régime combattu chaque vendredi par des millions d’Algériens.

Nous poursuivons nos enquêtes sur Mohamed Laïd Benamor à Alger, Genève ou Paris. Nous ne reculerons jamais. 

 

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