C’est la suspension et, plus tard, l’arrestation du colonel Mourad Zaghdoudi, premier responsable de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale qui a accéléré le déroulement de l’opération anti-corruption en Algérie, explique Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part, sur le plateau d’une émission spéciale consacrée aux dernières événements ayant secoué l’Algérie. 

Abdou Semmar dévoilera les dessous de l’arrestation et puis de l’incarcération du colonel Mourad Zaghdoudi qui chapeautait jusqu’à jeudi dernier les enquêtes menées sur les oligarques et personnalités politiques impliquées dans des affaires de corruption. Ce colonel a dangereusement dérapé lorsqu’il avait auditionné Rebrab, l’homme le plus riche du pays. Ce dernier avait été interrogé également par une commission d’enquêteurs au niveau du département des services de renseignements à Dely Ibrahim. Le P.V d’audition a été totalement « détourné » par ce colonel véreux qui aurait tenté de protéger certaines personnalités ciblées par les enquêtes sur des faits de corruption.

Dimanche, ces enquêtes ont été relancées suivant un nouveau mode d’organisation au moment où le colonel Mourad Zaghdoudi est placé en détention provisoire par le tribunal militaire de Blida. C’est à ce moment qu’un véritable coup d’accélérateur a été donné aux auditions et arrestations de Rebrab et les frères Kouninef. Les failles des premières investigations ont été comblées et les enquêteurs de la brigade de recherches ont subi un énorme pressing pour rendre leurs conclusions et transférer enfin leurs dossiers vers le parquet du tribunal d’Abane Ramdane de Sidi M’hamed à Alger-centre.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE