Houda-Imane Faraoun, la ministre de la Poste et des Technologies, suivra bientôt le même chemin que son collègue Mohamed Loukal, le ministre des Finances. Le parquet général du tribunal d’Abane Ramdane à Sidi M’hamed est en train de lui préparer une convocation judiciaire pour qu’elle se présente devant un Procureur de la République qui doit l’entendre sur son implication dans le dossier de la famille Kouninef, a-t-on appris de sources sûres. 

D’après nos  sources, la jeune ministre de 39 ans a été cité à plusieurs reprises dans les enquêtes diligentées par les enquêteurs de la brigade des recherches de Bab Jedid de la gendarmerie nationale. Houda-Imane Faraoun est intervenue personnellement pour faciliter la conclusion de plusieurs contrats des entreprises des frères Kouninef ou de leurs alliés étrangers dans le secteur des télécommunications.

Des contrats qui ont suscité les soupçons des services de sécurité surtout lorsqu’on sait que le groupe Algérie Télécom a perdu près de 30 millions de dollars à la suite d’un différend qui a opposé la Sarl Mobilink des frères Kouninef avec Algérie Télécom. Les deux parties étaient liées par un contrat signé le 19 octobre 2004. Ce marché a fait l’objet des investigations des enquêteurs de la gendarmerie nationale. Ces derniers ont découvert, par ailleurs, que depuis l’arrivée de Houda Faraoun à son poste en 2015, les frères Kouninef ont obtenu de nouveaux avantages et privilèges dans le secteur des télécoms. Pis encore, certaines sources ont assuré à ces enquêteurs que c’est Réda Kouninef, le cerveau de la fratrie, qui avait exercé un fort lobbying auprès de Saïd Bouteflika pour permettre la nomination de Houda Faraoun au gouvernement.

Cette dernière est, d’ailleurs, cité nommément dans plusieurs autres dossiers de malversations financières comme l’affaire Huawei qui a été révélée par les investigations d’Algérie Part. 

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