8 cadres du ministère de l’Industrie ont été placés sous contrôle judiciaire par le tribunal d’Abane Ramdane à Sidi M’hamed dans l’affaire des frères Kouninef, a-t-on appris de sources sûres. Ces cadres ont été cités dans des dossiers de « non respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics, trafic d’influence avec des fonctionnaires publics pour l’obtention de privilèges et détournement de fonciers et de concessions ». 

Les investigations des enquêteurs de la brigade des recherches de la Gendarmerie Nationale ont démontré l’implication de ces 8 cadres dans les affaires des frères Kouninef  Redha, Karim et Noah.

Ces derniers ont été arrêtés lundi par la gendarmerie nationale pour « trafic d’influence » et non-respect de contrats conclus avec l’État dans le cadre d’une enquête liée aux conditions d’obtention de marchés publics. Ils ont été placés en détention provisoire à la prison d’El-Harrach. Les frères Kouninef sont à la tête du groupe Kou GC, l’entreprise familiale fondée par le père en 1971. Un ami intime de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, les deux hommes ayant passé ensemble une partie de leur enfance à Oujda.

Depuis, ce sont ses fils qui ont pris la relève du groupe, qui fait dans l’agroalimentaire et la communication, mais qui est surtout spécialisé dans l’hydraulique et les travaux publics. Kou GC a construit des routes, des hôpitaux, des stations de pompage, autant d’infrastructures commandées par l’État algérien via le ministère des Ressources en eau ou encore la société nationale Sonelgaz. Des contrats publics qui ont permis à Kou GC de devenir l’une des plus grosses entreprises, et à la famille Kouninef l’une des plus grosses fortunes de toute l’Algérie.

 

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