Décidément, connaître ou entretenir de bons rapports avec le commandant de la gendarmerie nationale, le général Ghali Belkecir, est un atout qui valait cher aux yeux de la justice algérienne. Preuve en est, à la Cour de Mostaganem, le businessman Meddahi M, propriétaire d’une usine de fabrication des câbles électriques et importateur, originaire de Relizane, a été relaxé récemment dans des conditions étranges alors qu’il était impliqué dans une affaire d’escroquerie et de chèques sans provision. 

Selon des sources judiciaires consultées par Algérie Part, des preuves accablantes ont été présentées contre cet importateur et homme d’affaires. Ses victimes ont recouru à la justice dans l’espoir d’obtenir des réparations et recouvrir leurs droits. Mais le richissime businessman connaît personnellement le général Ghali Belkecir. Et ce dernier a usé de son pouvoir et de ses réseaux pour intervenir auprès de la Cour de Mostaganem. Cette dernière a fini par prononcer la relaxe de Meddahi M. au mois de mars dernier. Certaines sources jurent que le général Belkecir a touché une « onéreuse » commission en échange de ce précieux coup de main. Ces sources parlent d’un pot-de-vin d’un montant de 2 milliards de centimes. Mais il demeure encore difficile de confirmer ces informations. Quoi qu’il en soit, Algérie Part poursuit ses investigations à propos de plusieurs dossiers de corruption dans lesquels est impliqué le patron de la gendarmerie nationale.

Rappelons enfin que le bras droit du général Belkecir, le colonel Mourad Zaghdoudi, croupit depuis hier dimanche à la prison militaire de Blida. C’est dire qu’un climat très malsain et délétère règne au sein de ce corps militaire à cause des pratiques scandaleuses et louches du général Belkecir.

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