Non, Ahmed Ouyahia ne sera pas le dernier puissant dirigeant politique qui sera convoqué et inquiété par la Justice. Une longue liste de dirigeants a été établie par les services de sécurité en concertation avec les autorités judiciaires pour lancer des enquêtes sur des dossiers de corruption et de dilapidation de deniers publics. 

D’après nos sources,  dans les prochains jours, de nombreux hauts responsables recevront des convocations judiciaires. Les personnalités visées ont toutes occupé des fonctions sensibles au plus haut sommet de l’Etat. Il s’agit d’Abdesslam Bouchouareb, l’homme qui avait dirigé le ministère de l’Industrie entre 2014 et 2017. Cet ancien ministre devra s’expliquer au sujet des dossiers du montage des véhicules et de leurs lots de scandales de pratiques illégales et suspectes. A 70 ans, Saïd Barkat n’échappera pas également aux foudres de la justice. L’ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural puis en 2008 il a été nommé ministre de la Santé avant de prendre en charge le ministère de la Solidarité nationale en 2012 sera convoqué pour répondre à plusieurs accusations de corruption et de détournement des deniers publics.

Son successeur, Djamel Ould Abbès sera également traîné devant les tribunaux à l’âge de 85 ans. L’homme qui a dirigé le ministère de la Solidarité entre 1999 et 2008 sera auditionné dans plusieurs affaires de dilapidation des deniers publics. Boudjemaâ Talai, l’ancien ministre des Transports, est lui-aussi dans le collimateur de la justice. Ce celui qui est devenu député de la wilaya d’Annaba sera appelé pour s’expliquer sur le projet d’acquisition et de mise en place de silos pour le compte de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC). Il sera également questionné à propos de plusieurs dossiers suspects gérés sous son égide au ministère des Transports.

Abdelkader Ouali, l’ancien ministre des Travaux Publics, et  El-Hadi Ould Ali, l’ancien ministre des sports et de la jeunesse, seront convoqués en raison de leurs liens très étroits et suspects avec Ali Haddad, le milliardaire controversé et sulfureux qui croupit depuis plusieurs jours à la prison d’El-Harrach.

L’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, sera appelé par les juges pour qu’il rende compte de plusieurs transferts de devises très suspects qui ont été réalisés à son époque.

Houda Feraoun, la jeune ministre des TIC et de la Poste, est citée dans plusieurs dossiers judiciaires notamment en ce qui concerne les marchés obtenus par les frères Kouninef. La jeune ministre ne tardera pas à se retrouver sur le banc des accusés. La liste des ministres et anciens hauts responsables est encore ouverte et plusieurs personnalités seront rajoutées. Il s’agit, entre autre, de Tayeb Louh, ancien ministre de la Justice impliqué dans plusieurs affaires scandaleuses. Selon nos sources, même Abdelmalek Sellal, l’ex-Premier ministre et directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, risque « de passer au vinaigre »

 

Algérie Part poursuit ses investigations dans ce dossier explosif.

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