La gestion de la résidence du Sahel, composée du Club des pins et du complexe de Moretti a toujours fait l’objet d’une campagne médiatique cyclique et répétitive, ayant bien souvent pour raisons de simples motivations personnelles et subjectives. Des raisons souvent bien éloignées de la réalité avouée, entretenant tous les fantasmes, et alimentant autant les rumeurs que d’approximatives interprétations.

Nous nous rappelons que le Rassemblement pour la Culture et la Démocratique (RCD) avait, en 2017, appelé à la création d’une commission d’enquête sur cette résidence d’État pour faire un état des lieux des occupants, des infrastructures et préciser les conditions et les modalités d’accès à une résidence permanente, ainsi qu’aux conditions d’accès aux infrastructures et lieux de plaisance, comme les plages.

Bien avant, en 2015, le député FLN Lyes Saadi avait également demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les résidences d’État du Sahel, pour mettre la lumière sur la gestion des résidences d’État pour en recenser les infrastructures dépendantes et les revenus qu’elles génèrent à l’État.

Pourtant l’ancien président du RCD, Saïd Sadi, avait lui-même été hébergé dans ce site de l’année 1995, alors candidat à l’élection présidentielle, à 2001, date de sortie du RCD du gouvernement ! De même pour l’ex Président du Front de Libération Nationale (FLN), Djamel Ould Abbas.

La résidence d’État du Sahel a été créée en décembre 1992, au début de la décennie noire du terrorisme, par un décret exécutif signé par Belaïd Abdesselam, chef du gouvernement d’alors. Les logements de la résidence devaient être mis à la disposition de personnalités dont les fonctions nécessitaient une protection particulière.

Cet établissement public est géré depuis de nombreuses années d’une main de fer par Hamid Melzi, avant même le retour d’Abdelaziz Bouteflika en Algérie.

Si le contingent de personnalités politiques autorisé à séjourner au sein de cette résidence était le plus important, on pouvait y rencontrer également de nombreux patrons de presse, dont ceux du quotidien national El Watan.

Ces derniers avaient d’ailleurs été expulsés, sur décision de justice, au mois de Mai 2018 de la résidence d’Etat pour non payement de loyer dont le préjudice total s’élèverait aujourd’hui à deux milliards sept cent millions de centimes !

Les actionnaires du Journal El Watan, dont le chiffre d’affaires a baissé de moitié entre 2013 et 2016, avaient alors lancé une campagne contre le directeur général de la résidence d’Etat en publiant des articles, souvent à décharge, sur tous les projets dont est responsable Hamid Melzi.

Même si nul ne doit être exempt de critiques, il est tout de même surprenant que des personnalités de la trempe de Redha Bekkat, ou Omar Belhouchet aient utilisé leur défaillance financière pour s’en prendre au patron de la résidence d’Etat.

La récente photo publiée sur El Watan montrant Hamid Melzi s’entretenant avec l’ex Directeur des Services de renseignements algériens le Général Major Mediène dit Toufik, en est une triste illustration dans le contexte politique particulier que traverse l’Algérie.

Nous avons pu par ailleurs consulter les actes de jugement liés à cette affaire et avons pu constater les montants des impayés de loyers , qui confirment le défaut de paiement pour les appartements N° 110 et N° 34 pour un montant de 2.672.800,36 DA , de la Villa 159 pour un montant de 4.359 318,33 DA, des Bungalows N° 5 et N° 10 pour un montant de 7.851.599,38 DA et du Chalet N° 189 pour un montant de 4.672.800,33 DA, tous occupés par les dirigeants du quotidien El Watan.

L’entreprise El Watan qui continue de dégager des bénéfices n’est -elle plus en mesure de faire face à ses dépenses ?

Ou alors serait-on face à une vulgaire tentative de chantage ou de vengeance personnelle ?

A chacun de se faire sa propre opinion, même si seule la justice est à même de pouvoir trancher définitivement.

Pour notre part, nous restons surpris de constater ce qui semble s’apparenter à une surprenante dérive émanant du prestigieux quotidien El Watan, qui s’aventure à faire pression sur un gestionnaire public afin de faire fi d’une dette contractée durant le séjour de ses actionnaires au Club des Pins et à Moretti depuis 20 ans…

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