Le Wali Abdelkhader Zoukh a conclu secrètement  un deal avec des juges du tribunal Bir Mourad Raïs pour imposer l’incarcération des deux journalistes d’Algérie Part, Abdou Semmar et Merouane Boudiab. En effet, nous avons obtenu des informations confidentielles dévoilant les négociations qui ont été menées par le représentant juridique et légal du Wali d’Alger avec le Procureur principal du tribunal de Bir Mourad Raïs. 

Ce représentant s’appelle Ahmed Ben Ghazel. Il travaille au niveau d’une direction dépendant du cabinet du Wali d’Alger, Abdelkhader Zouk. Le 26 septembre 2018, Ahmed Ben Ghazel s’est présenté devant le procureur principal du tribunal de Bir Mourad Raïs en tant que représentant légal de Zoukh dans le procès de diffamation qui l’oppose à Abdou Semmar et Merouane Boudiab, les deux journalistes d’Algérie Part. Un procès enclenché à la suite des révélations de notre média sur les liaisons dangereuses, démontrées par des documents, entre Zoukh et une coopérative immobilière abritant des appartements luxueux située sur les hauteurs d’El Annasser.

Avant la présentation de nos deux journalistes devant leur juge, Ahmed Ben Ghazel a été aperçu par de nombreux témoins oculaires en train de discuter avec le procureur principal du tribunal et d’autres juges dans un coin isolé de la salle d’audience. Au cours de cette discussion, Ahmed Ben Ghazel a répété un seul mot d’ordre : « N’oubliez pas notre deal ! Ils ne doivent pas être relâchés. Ces deux jeunes doivent partir à la prison d’El-Harrach ».

Algérie Part va récupérer bientôt des preuves matérielles et des enregistrements qui démontrent la véracité de ces propos. En échange d’un verdict qui calme les inquiétudes d’un Zoukh profondément touché par les révélations des enquêtes d’Algérie Part, Ahmed Ben Ghazel a promis à plusieurs juges du tribunal de Bir Mourad Raïs une aide conséquente pour leur permettre d’obtenir des logements dans des cités résidentielles privées à Alger.

Au final, le deal a été bel et bien respecté. Faycal Belkacem, le juge qui avait siégé le 26 septembre 2018 pour diriger ce procès, finit par prononcer l’incarcération provisoire d’Abdou Semmar et de Merouane Boudiab à la prison d’El-Harrach. L’audience n’a même pas duré 5 minutes ! Le magistrat Fayçal Belkacem, le frère de Soraya Belkacem journaliste à l’ENTV, ne s’est même pas encombré pour trouver un prétexte légal justifiant cet emprisonnement totalement abusif et illégal puisque le délit de presse est entièrement dépénalisé en Algérie.

Algérie Part reviendra encore dans ses prochaines publications sur cet épisode triste de la justice algérienne avec de nouvelles révélations.

 

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