Les jours, pour ne pas dire, les heures de Nourredine Bedoui sont comptés. L’actuel Premier-ministre, l’une des figures les plus impopulaires en Algérie et l’un des symboles du régime algérien contesté et dénoncé par les manifestants dans les rues chaque vendredi, ne devra pas tarder pour présenter sa démission, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

D’après nos sources, Abdelkhader Bensalah a entamé des pourparlers et des négociations pour trouver un remplaçant à l’impopulaire Bedoui, impliqué dans toutes les dérives de l’ancien régime d’Abdelaziz Bouteflika. Toujours selon nos sources, Bensalah a rencontré aujourd’hui jeudi au Palais Présidentiel d’El-Mouradia Abdelaziz Ziari, l’ancien ministre délégué aux Affaires étrangères, conseiller du président Abdelaziz Bouteflika, ministre de la Jeunesse et des Sports et plus tard ministre des Relations avec le Parlement.

Ziairi est réputé pour avoir exprimé son opposition au 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Il fait partie de l’un des rares dirigeants politiques qui ont pris leur distance avec le clan présidentiel depuis 2014.  Ceci dit, la nomination du remplaçant de Bedoui risque de susciter une vive polémique juridique car cette nomination ne relève pas des prérogatives d’un président intérimaire comme Bensalah. L’article 104 de la Constitution algérienne encadre effectivement les prérogatives du chef d’État intérimaire.

 

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