Que dire en voyant nos honorables  magistrats et hommes de loi se « mutiner » contre l’ordre en place en dénonçant  les élections fomentées par le gouvernement du fait accompli, un gouvernement pour le moment bien  en place.

C’est une première en Algérie et j’espère de tout cœur que cela demeurera dans la tradition de la magistrature au sein du pays, j’espère « impétueusement » cela.

Assimiler cet état de fait, pour le citoyen que je suis, et croire en cette palinodie ne sera pas chose aisée pour moi, en vérité c’est chimérique d’un point de vue du « Hirak » algérien.

Nos magistrats ont, dans leur grande majorité, profité pécuniairement  du dictat des coups de fils téléphoniques en réglant certaines affaires hors du champ de l’autorité, je m’explique.

Il est vrai que le pouvoir usait de son autorité pour dicter des verdicts dans  certaines affaires, cependant, la plupart des magistrats profitaient de cet état de fait pour régler leurs  affaires, les affaires  de beaucoup de « justiciables » moins médiatisés et empressé de solutionner leurs problèmes,  cela s’ensuivait de jugements avantageant ces derniers et les pénalisant lourdement  parfois.

Dire que la justice avant le  22 février était juste et impartiale est une insulte pour l’intelligence des algériens, soutenir le fait d’êtres outrés  par ces mêmes magistrats, après le mouvement du peuple, un outrage issu de l’influence néfaste du pouvoir l’est plus encore.

Je pense, franchement, que la situation actuelle que traverse le pays impose un tant soit peu, un minimum de  dignité et de respect vis-à-vis du peuple de la part de nos magistrats indignés.

Dans l’avenir, il serait rationnel de faire un inventaire individuel de nos respectable magistrats afin de faire le distinguo entre ceux qui ont profité  massivement  des dividendes de la justice téléphonique et les autres moins impliqués.

Enfin, cette situation me fait rappeler un adage populaire algérien qui est comme suit : papa quant deviendrons nous des hommes ?? Lorsque tous ceux qui nous connaissent périront mon fils !!

Par Maiza Nazim

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