Le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, a présenté mardi sa démission au Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a annoncé le Conseil Constitutionnel dans un communiqué. Tayeb Belaïz faisait partie de la liste des personnalités et dirigeants les plus décriés et contestés par les millions d’Algériens qui manifestaient chaque vendredi  à travers le pays. 

Les manifestants ont depuis le 22 février clairement désigné les personnalités les plus controversées du pays. Tayeb Belaiz en faisait partie. « Le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, a informé les membres du Conseil, lors d’une réunion tenue mardi 16 avril 2019, qu’il a présenté au chef de l’État sa démission du poste de président du Conseil constitutionnel qu’il occupe depuis la prestation de serment le 21 février dernier », a souligné l’instance dans un communiqué. Le Conseil constitutionnel est notamment chargé de valider les candidatures à la présidentielle contestée fixée au 4 juillet pour élire un successeur à l’ex-chef d’État Abdelaziz Bouteflika et de veiller à la régularité des opérations de vote. Dans sa lettre de démission adressée au chef de l’État, « M. Belaiz a exprimé son souhait que Dieu préserve l’Algérie et le peuple algérien vaillant de tout danger », ajoute le texte, cité par l’agence officielle APS.

Les étudiants qui manifestaient par dizaines de milliers mardi à Alger et dans plusieurs autres villes ont réagi en scandant « Dégage, dégage ». Les contestataires, qui ont obtenu début avril le départ de Bouteflika après vingt ans de règne, réclament désormais notamment le départ des « 3 B » : le président par intérim Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Noureddine Bédoui et M. Belaiz.

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