« Les coups de tonnerre les plus menaçants ne sont pas toujours accompagnés de pluie. » proverbe berbère.  La pluie est belle et bien tombée sur l’un d’entre nous, voir les menaces qui pesaient sur Abdou Semmar êtres mises en œuvre en ciblant sa famille ne peut qu’indigner tout bon algérien.

Je partage sa douleur et comprend sa souffrance, Edmund  Burke avait raison en disant que « le mal triomphe par l’inaction des gens de bien », regarde Abdou, regarde dehors,  vois le nombre des algériens libres, les gens de bien sont bel et bien présents ne t’inquiète plus désormais.

Les derniers jours de cette semaine ont porté  un cran plus haut la contestation populaire, atteindre le paroxysme « pacifique » des manifestation n’est pas très loin , au-delà il faudrait présager une escalade d’une part et d’une autre de cet affrontement regroupant le Hirak et l’état-major de l’armée qui , disons-le , incarne le pouvoir au grand jour .

Le général Gaid Salah s’obstine, paradoxalement, à jouer le légaliste malgré le fait, et c’est incontestable, qu’il soit aux manettes du pays, en dehors du cadre dans lequel sont les  rôles qui lui sont assignés par la constitution.

Cette « bella figura » qu’est la façade  d’impartialité que veut donner le Chef d’état-major ne convainc point les algériens dans leur majorité visible aujourd’hui.

L’armée incarnée par son chef est, pour le moment épargnée par les slogans hostile au système lors des manifestations quasi quotidiennes maintenant car, les jeunes algériens démontre qu’ils sont conscients que l’institution militaire reste le dernier élément intact dans les gravas de l’Etat qui s’effondre, disloquer l’armée c’est casser l’Algérie selon eux.

Jouer la carte constitutionnelle est obsolète et dénuée de tout fondement dans la crise algérienne actuelle, préserver une image de légalité vis-à-vis de la communauté internationale n’est plus prioritaire devant les enjeux futurs.

Le peuple en marche dans les rues offre le pouvoir à l’armée  sur un plateau, sans mesurer les conséquences, certes, les jeunes veulent  déloger les  « club des pinnistes » éclaboussés par les scandales  et les voir débarquer à El Harrach en « live » sur FB. Voir cela  est plus important que la légitimité constitutionnelle, tel est le vrai message.

Ce qui se passe au soudan à une échelle moindre est plus intéressant pour le peuple ( soudanais) par qu’il se focalise sur une seule entité qu’est l’armée , une focalisation exclusive , a vrais dire ce qui se passe au Soudan réadaptée et  édulcorée « silimia » à l’ algérienne intéresse hautement les jeunes  algériens, cette situation donne un souffle nouveau dans l’espérance de l’agora , ce vendredi 12 est la naissance du Hirak 2.0.

L’imbroglio algérien ne pourra nullement rester sans dénouement palpable ni s’étendre de peur de voir une dérive des « décideurs » confiants s’installer devant le pacifisme du peuple. Un pacifisme qui pourra se cristalliser dans un idéal nettement plus  dangereux  ou la fin justifiera les moyens.

Par Maiza Nazim

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