Le chef d’Etat-Major de l’Armée, Ahmed Gaïd Salah, a dévoilé enfin la feuille de route que l’institution militaire envisage d’appliquer pour dessiner l’après-Bouteflika pour l’avenir de l’Algérie. Le dernier message du ministère de la Défense nationale diffusée à l’occasion de la 3e journée de la visite de Gaïd Saelah dans la 2e Région Militaire a révélé de nombreuses informations capitals concernant cette période de transition que le haut commandement militaire souhaite installer en Algérie. 

Et un constat majeur s’impose : il faut aller au plus vite vers des élections présidentielles. C’est l’option qui a été retenue définitivement, sans cas de force majeure, par Gaïd Salah et les autres généraux de l’ANP pour tourner définitivement la page Abdelaziz Bouteflika. Aux de ces généraux, il n’y a aucune autre solution que celle qui est préconisée par la Constitution algérienne. « Sortir de la Constitution est une voie dangereuse qui pourrait déstabiliser pendant longtemps le pays », confie à ce propos une source très proche du MDN lorsqu’elle a été contactée par Algérie Part. « Seules les élections permettront aux Algériens de choisir leurs nouveaux représentants en toute légitimité pour fonder ce nouveau régime politique dont ils rêvent. L’armée ne peut pas sélectionner comme ça machinalement des représentants pour les présenter comme les dignes portes-parole de la rue », explique encore notre source.

D’après notre  source, l’armée ne veut pas garder le pouvoir. « Elle n’a ni la volonté ni le souhait d’assumer toute la responsabilité de reconstruire un nouveau régime politique », rassure notre source tout en indiquant que le haut commandant de l’Armée s’engage à ce que les prochaines élections soient libres et transparentes.

« Des consultations seront menées avec toutes les parties et personnalités politiques pour mettre en place une commission indépendante d’organisation des élections. C’est un gage de crédibilité. Pourquoi refuser donc le processus électorale ? », s’interroge enfin notre source d’après laquelle Ahmed Gaïd Salah, l’homme fort de l’armée, ne va pas parrainer un candidat précis.

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