Les enquêteurs de la gendarmerie nationale de la brigade de Bab Jedid ont été officiellement instruits aujourd’hui mardi de lancer des investigations concernant les crédits bancaires accordés à plusieurs oligarques algériens qui se sont enrichis de manière spectaculaire en un temps record.

Selon nos sources, à partir de ce mardi, des enquêteurs de la gendarmerie nationale seront dépêchés au niveau de toutes les banques publiques comme la BNA, la BDL, la BADR ou le CPA pour réclamer aux responsables de ces établissements tous les dossiers portant sur les lignes de crédits accordés aux hommes d’affaires proches du sérail et notamment du cercle de Saïd Bouteflika.

Il faut savoir que les crédits bancaires à l’économie ont atteint 8.877,9 milliards de dinars en 2017 contre 7.907,8 milliards de dinars en 2016, soit une progression de 12,3%, selon le rapport annuel de la Banque d’Algérie sur l’évolution économique et monétaire. Cela signifie que le montant des crédits bancaires en Algérie représente  l’équivalent de 86 milliards de dollars. Et les crédits accordés au secteur privés qui ont augmenté de 15,4%. Les crédits distribués par les banques publiques restent prédominants avec 86,8% de part de marché contre 13,2% aux banques privés.

En 2018, l’Association Professionnelle des banques et établissements financiers (ABEF) a annoncé que le volume des crédits bancaires accordés à l’économie nationale va atteindre à fin décembre 2018 plus de 10.000 milliards DA, soit une hausse de 12% par rapport à 2017. C’est l’équivalent de presque 100 milliards de dollars ! Plus de 50% de ces crédits ont été affectés au secteur privé. C’est-à-dire que les entreprises et groupes privés algériens ont bénéficié d’un financement de près de 50 milliards de dollars ! De même, les crédits bancaires accordés à l’investissement se sont établis à la fin du premier semestre de l’année en cours à 6.879 milliards DA, soit un taux de 73% de la totalité des crédits. Où est donc parti tout cet argent alors que l’économie algérienne demeure très sous-développée et énormément faible ? La réponse à cette question risque de provoquer l’un des plus gros scandales de toute l’histoire de l’Algérie.

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