Nous pourrions énumérer et énumérer toutes les mauvaises expériences vécues au quotidien par nous tous depuis 57 ans, mais ceci ne nous apporterait aucune lueur salvatrice à même de nous en sortir, ce pourquoi en digne héritier de nos glorieux martyrs et toute les grandes dames et grands hommes tombés pour cette grande nation, je ne pourrais demeurer coi, bras croisé, je me permets donc en ce jour d’émettre des propositions de sortie de crise :

Propositions pour une sortie urgente de la crise sans le système dans sa globalité :

 

Le mardi 02 avril 2019, le président Abdelaziz Bouteflika acculé par le peuple et son isolement de l’armée, présente sa démission aux deux hommes encore fidèles, Tayeb Belaïz président du conseil constitutionnel, et Abdelkader Bensalah président du sénat. Une sortie certes par la fenêtre, sans gloire aucune, mais inévitable à son endroit honni par tout un peuple.

 

L’article 102 de la constitution prévoyant, qu’en cas de vacance du pouvoir présidentiel, il sera remplacé par le président du sénat Abdelkader Bensalah, qui devra prendre le relais 3 longs mois, appelé à la convocation immédiate du corps électoral, et surtout composer avec le gouvernement hérité de l’ère Bouteflika, sans pourvoir y toucher, ni d’ailleurs à aucune autre instance élue ou nommée précédemment. Aucun citoyen ne veut que cette période de transition soit dirigée par la même clique, ni des élections présidentielles exécutées sous son égide.

 

Alors demeure la seule solution, qui à mes yeux et à mon bien humble avis, la plus loisible et réaliste qui serait de faire participer toute la population qui a sillonnée nos villes des semaines durant, requérante à un changement radical des mœurs politiques, à une participation active à cette période de transition par l’émergence de son sein des membres d’une conférence nationale, choisis et élues par le HIRAK véridique.

 

Cette conférence nationale de transition la plus représentative possible du Hirak originel, doit être lancée en extrême urgence, par la fondation d’une page facebook dédiée, renvoyant de facto à une plateforme internet ultrasécurisée « www.fronthirak.dz », créée par collège de nos jeunes génies de l’informatique. La révolution populaire n’a-t-elle pas démarré sur facebook ? Alors, finissons cette grande œuvre sur facebook ! Au moins ce lieu d’expression moderne a permis démocratiquement un partagé par tout un peuple, pour sortir d’un mutisme qui n’a que trop duré.

 

Regroupés dans un local provisoire sur la capitale proposé à titre gracieux par un digne citoyen (Nous savons que par la bienveillance de notre population, plusieurs locaux seront proposés : Le local choisit devra être aménagé en amont en structure d’accueil d’une plate forme informatique, disposant du haut débit comme un centre d’appel par exemple). Il comportera une enseigne « FRONT HIRAK », et sera déclaré aux autorités comme tel.

 

La plateforme www.fronthirak.dz, préambule à la création d’une association nationale nommée «Front HIRAK », invitant tous les citoyens âgés de 18 à 88 ans, sans distinction aucune, à s’y inscrire sur un formulaire sécurisé, avec publication de leur pièce d’identité, et renseignements appropriés comme les diplômes ou qualifications, fonction, etc.

Aucune fausse identité ou pseudonyme ne sera acceptée. Que celui ou celle qui cherche à défendre son pays et à le reconstruire le fasse dans une transparence totale. Chaque membre inscrit doit rajouter sa position géographique : commune, daïra et wilaya, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.

Nous conseillerons aux membres les plus jeunes rompus aux réseaux sociaux  et à l’internet d’accompagner leurs ainés : parents, grands parents, voisins et proches, etc. à s’y inscrire, afin que toutes les voix portent.

 

Tous les membres inscrits sont censés avoir une probité au dessus de tout soupçon, sans accointance partisane vouée au pouvoir (ou démissionnaire), groupusculaire extrême, Officines étrangères : 48 heures seront offertes pour le signalement d’abus ou de fausses identités ou tout autre faux profil émanant d’un membre dans une rubrique tenue secrète.

 

Toute dénonciation doit être prouvée par des documents, photos ou vidéos ; tout signalement qui ne sera pas accompagné de preuves recevables sera rejeté.

 

Passé ce délai d’inscription, de signalement et de dispatching sur les 1541 communes, les membres devront proposer des personnalités qualifiées pour les représenter au sein de la conférence nationale. Ces personnalités inscrites ou pas sur notre plateforme, sont toutes éligibles au scrutin sous certaines conditions qui sont :

  • Acceptation de leur candidature proposée par les citoyens inscrits par une déclaration sur la page « HIRAK » et /ou notre plateforme : fronthirak.dz 
  • Age : 25 à 65 ans.
  • Nationalité algérienne d’origine.
  • Qualification prouvées dans leurs domaines respectifs.
  • Respectabilité auprès de leur communauté.

 

Les votes locaux par commune devront faire apparaitre un seul et unique candidat au premier tour soit 1541 élus, à la majorité des votants. Au second tour un scrutin national, devra faire sortir 01 unique représentant pour une frange de 100.000 citoyens répartis par communes, daïra ou wilaya. Soit 425 places pour 42,5 millions d’Algériens. 20 places seront proposées à la diaspora, qui pourra siéger à la conférence physiquement ou par téléconférence. Ce qui nous ramène à 445 places de représentants de la révolution.

 

Nous escompterons un nombre d’inscrits de 20 millions, se rapprochant des 24 millions d’inscrits au corps électoral algérien. L’Algérie avec ses 21 millions d’utilisateurs Facebook, tous branchés sur les évènements sérieux que nous traversons et tous concernés par les faits de notre pays. Si nous récoltons 16 millions de votes exprimés, soit 80% des inscrits nous aurions dépassés le nombre des votants aux dernières législatives de 2017 qui comptait 8 225 223 votants, donc plus que le double, alors que les votes exprimés étaient de 6 468 180 seulement. Ce qui donnerait à nos expressions démocratiques une assise plus confirmée.

 

48 Huissiers de justices issus des 48 wilayas devront superviser ces votes électroniques par leur présence physique au siège du Front Hirak, des procès verbaux seront établis confirmant le résultat des votes électroniques.

Les membres du Front Hirak national inscrits feront appels à 30 magistrats constitutionalistes dévoués à la nation et dont la probité est prouvée, afin d’accompagner ce mouvement, nous savons d’ores et déjà que beaucoup seront volontaires et probablement inscrits au sein de notre grande famille, le choix sera fait par vote électronique sur notre plateforme « www.fronthirak.dz » de tous les juristes, avocats, professeurs en droit, et magistrats inscrits et volontaires.

 

L’ANP, dans sa globalité, demeurant la seule institution viable et crédible en Algérie, acquise aux revendications légitimes du peuple, sera un allié de taille et doit être considérée comme telle. Elle sera le bras armée de notre mouvement et demeurera la colonne vertébrale de notre nation. Son insistance ces derniers jours, de mettre en mouvement dans les meilleurs délais des articles 7, 8 et 102 de la constitution devra accompagner ce scrutin par son soutien moral et sécuritaire d’abord, ensuite en offrant le moyens matériels l’accompagnant.

 

L’aide de l’ANP sera d’abord de fournir un lieu pouvant abriter la conférence nationale, ainsi que la prise en charge de ses membres le temps de se structurer officiellement, et de bénéficier d’un budget alloué par l’état officiellement.

 

Les 445 représentants du peuple élus par vote électronique, accompagnés des 30 constitutionalistes, seront conviés à rejoindre la capitale dans les meilleurs délais.

 

PROGRAMME DE LA CONFERENCE (15 jours pour construire une transition transparente) :

 

  • Le 1er Jour: Le rassemblement des membres sera informel, à même de faire les présentations d’usage et de tracer une feuille de route et un programme de travail. Ces échanges permettront de dresser un état général des lieux, de la situation politique de notre pays, à un moment où le dialogue à tous les échelons se trouvait dans une impasse. Il s’agirait aussi de discuter sur les contours d’une solution consensuelle, globale, efficace et durable à la grave crise politique qui sévit en Algérie.

 

Les jours suivants la presse nationale et internationale sera conviée aux débats et aux votes.

 

  • Du 2ème au 5ème Jour: Une équipe de 39 personnalités des corps constitués, composés de hauts gradés de l’ANP, de la DGSN et de la gendarmerie nationale, invités à nous rejoindre en qualités d’observateurs et choisis par leur hiérarchie respective pour leur dévotion à l’état de droit et leur grande connaissance de la politique nationale, ainsi que 61 invités de la société civile, représentants des droits de l’hommes, d’anciennes personnalités publiques, anciens grands moudjahidines, intellectuels, universitaires et des jeunes, etc.
  • De la nous devront élire un haut comité d’état, instance collégiale composé de 05 membres sur les 445 présélectionnés, chargés du rôle de chef de l’état. Le vote se faisant à main levée par l’ensemble des 445 conférenciers, simultanée au vote électronique sur notre plateforme « fronthirak.dz ». Une fois élus, leur proclamation demeurera suspendue durant 48 heures, et ne sera confirmée qu’après une enquête de moralité dévolue aux enquêteurs judiciaires des services de sécurité.
  • Une fois leur moralité confirmée, le haut comité d’état ou HCE sera proclamé, chef de l’état algérien et devra choisir parmi ces 05 membres le président du HCE, ainsi que des rôles prédéfinis de 02 vice présidents et de 02 conseillers spéciaux.
  • Le HCE, instance présidentielle de transition, aura un mandat ferme de 06 mois.
  • Du 6ème au 8ème jour: Nous verrons la naissance d’un pouvoir constituant originaire se chargeant d’élaborer la nouvelle Constitution d’une seconde république et ainsi mettre un terme à la constitution de 2016.
  • Ce groupe issu de la conférence nationale composé de 300 membres tous volontaires, dont les compétences, dans leurs domaines respectifs, et leurs probités sont avérés, seront élus à mains levées par les conférenciers, et simultanément affichés sur la plate forme « fronthirak.dz » pour une consultation électronique. Nous attendrons 48 heures pour leur confirmation. Une fois le dépouillement électronique effectué. Tout membre signalé plus de 10 fois par les internautes membre de notre plate forme, avec preuves à l’appui sur un quelconque méfait avéré sera considéré inéligible et sera de ce fait exclu de la conférence et remplacé par un autre membre de nos présélections sur la plateforme « www.fronthirak.dz ».
  • Une fois confirmé par les votes des présents et des acteurs du « fronthirak.dz », les 300 membres élues seront consacrés membres de la nouvelle assemblée constituante, avec un mandat ferme de 06 mois. Ils seront assistés et accompagnés dans leurs tâches par les 30 constitutionalistes sélectionnés au préalable. Nous y reviendront…
  • Le 9ème Jour: Une délégation du Front Hirak, accompagnée par des représentants du MDN, discutera avec les instances de la présidence de la république d’El Mouradia, des mesures protocolaires de la passation de pouvoir entre le représentant du pouvoir, soit le président du conseil de la nation ou celui du conseil constitutionnel et le HCE.
  • Le 10ème Jour: Passation des pouvoir / Serment sur le Coran, du président du HCE et ses collègues devant le président  de la Cour suprême, devant des représentants du peuple et en présence de toutes les hautes instances de la Nation. Il entre en fonction aussitôt après sa prestation de serment.
  • Le 11ème jour: Installation officielle du HCE à la présidence de la république.
  • Le 12ème Jour :
  • Le 13ème jour: Dissolution de l’assemblée nationale populaire APN et installation dans ses murs de l’assemblée constituante de 300 membres pour un mandat non renouvelable de 06 mois / Election du président de l’assemblée constituante, de ses vices présidents et des commissions afférentes à la composition de la constitution / Installation des 30 constitutionnalistes comme membres d’une commission consultative et de contrôle.
  • Le 14ème jour : Le président de l’état proclamera la dissolution de la chambre haute du parlement ou sénat, et de son abolition. Il installera dans les locaux du sénat une nouvelle instance provisoire pour un mandat non renouvelable de 06 mois, dénommé : Conseil consultatif du Hirak, composée des 140 membres restants de la conférence nationale. Cette instance sera chargée de préparer et de proposer des personnalités pour :
    • Le remplacement des membres du conseil constitutionnel provisoire.
    • La création de la haute instance de surveillance des élections.

 

  Rôle du HCE :

  • La mission première du HCE, sera de désigner un gouvernement provisoire de technocrates, connus ou inconnus des masses, d’une honnêteté sans faille, excellant dans leurs missions respectives de part leur compétence première ; chargés de mener les affaires courantes de la maison Algérie. Révocation du gouvernement hérité.
  • Les 05 ministères régaliens : Défense, Affaires étrangères, Intérieur, Justice et économie et finances, devraient être confiés à de hautes personnalités même ayant exercés par le passé, dont les compétences incontestables serviraient à reluire l’image de notre pays en ces temps difficiles, mais aussi assurer la continuité de l’équilibre de notre nation aux 02 niveaux local et international. Le président du HCE bien que chef suprême des armées, ne s’attribuera pas le portefeuille de la défense.
  • De part l’importance de notre jeunesse en Algérie plus de 55% de la population ayant moins de 30 ans et 70 % de moins de 25 ans, il sera obligatoire de séparer le ministère des sports de celui de la jeunesse. Le sport ayant dominé longtemps durant sur le jeune proprement dit. Une importance capitale sera dévolue à notre jeunesse.
  • Le HCE assurera l’organisation du référendum populaire pour l’adoption de la nouvelle constitution, dans les 03 mois qui suivent son installation.
  • La proclamation de la 2ème République Algérienne, et la préparation des élections présidentielles propres et transparentes au maximum dans les 06 mois de son installation, son mandat prendra fin au 1er ou au 2ème tour probable de la présidentielle à la proclamation des résultats définitifs et fera la passation de pouvoir d’usages avec le futur élu du peuple algérien. Aucun membre du HCE ne pourrait être candidat à la présidentielle.
  • Considérée comme une instance transitoire, le HCE veillera néanmoins à la continuité des affaires courantes de l’état et veillera à la sécurité et à la stabilité du pays.
  • Le HCE, convoquera le premier corps électoral pour l’adoption de la constitution, dans les 15 jours qui suivent son installation, référendum qui se tiendra dans les 03 mois de son installation. La convocation du second corps électoral pour l’élection présidentielle sera exécutée les 48 heures qui suivent l’adoption de la constitution et sa publication sur le journal officiel de la république ; et se déroulera les 03 mois suivants. Ce qui nous ramènera, à la date probable du 10 novembre pour le 1er tour et du 25 novembre pour le second tour.
  • À la 1ère convocation du corps électoral, une révision des listes électorales s’imposera dans les meilleurs délais.
  • Le HCE après consultation du gouvernement provisoire et du Conseil consultatif du Hirak, s’attèlera à la mise en place de la haute instance indépendante de surveillance des élections. Sur un ensemble de plusieurs milliers de curriculum vitae triés par le conseil consultatif du Hirak sur la plate forme « fronthirak.dz », de par une crédibilité sans faille et la qualification vérifiée. Seules 500 membres émergeront, 480 seront affectés localement sur les 48 wilayas pour la supervision in situ par groupe de 10 membres et les 20 restants demeurant sur l’instance centrale au niveau de la capitale.
  • Les conditions d’éligibilité des futurs candidats aux élections nationales et locales seront issues de la nouvelle constitution et aussitôt publiées à la connaissance des futurs candidats à la présidentielle.
  • La présidence collégiale du HCE, procédera après consultation du 1er ministre et du ministre de l’intérieur au remplacement de tous les walis de la république, des walis délégués, dans le mois qui suit son installation, ceci obéissant aux revendications populaires, tout wali ou wali délégué dont la population souhaite le maintien pour son intégrité et ses compétences sera maintenu eu égard à ces demandes par des pétitions rassemblant le tiers de la population votante. Les nouveaux walis, et walis délégué seront choisis dans leur communauté et proposés par les populations locales, dans la semaine qui suit l’annonce publique de ces décisions, dans le cas contraire, des personnalités reconnues par la société civile seront désignées d’office.

 

  • Rôle de l’assemblée constituante du peuple :

Dans la semaine qui suivra l’installation de cette assemblée, et l’organisation de ses instances et de ces commissions, elle s’attèlera, assistée des 30 magistrats constitutionalistes, à une étude approfondie de toutes les constitutions de l’état algérien depuis sa création et dont les contenus ne sont pas tous caduques.

La principale revendication populaire étant de composer une seconde république basée sur la justice, la liberté, l’équité et la démocratie ; la construction de cette constitution prendra comme point de départ la déclaration du 1er novembre 1954, avec une continuité basée sur la charte internationale des droits de l’homme. Avec nos constantes nationales comme fondements.

À partir de la constitution issue de l’assemblée constituante de 1963, édifiante de l’état algérien, à celle de 1976 (Révisée en 79, 80 et 88), puis celle de 1989 après les événements d’octobre 1988, instaurant la démocratie et instituant la chute des monopoles et la libération de l’expression ; à celle de 1996 du Président Zéroual révisée simultanément en 2002, 2008 et 2016 par le système Bouteflika, toutes nos constitutions possèdent en leur fond une essence nationale basée sur les constantes de notre pays et de notre peuple. Comme le temps nous ai compté, et que cette instance ne dispose que de 03 mois pour proposer et construire cette nouvelle composition ; La meilleure façon de procéder serait une combinaison édifiante de tous les bons articles contenus.

Les commissions afférentes à tous les secteurs s’affaireront à une synthèse des constitutions passées afin d’en sortir le meilleur.

Le principal serait la réécriture d’une nouvelle constitution, claire et simple à la compréhension pour le commun de nos concitoyens.

La traduction en langue nationale Amazigh sera obligatoire, la traduction en anglais et en français un enrichissement supplémentaire.

Un point très important dont on devrait s’affranchir tous, c’est l’affermissement de la capitale algérienne « Alger » Article 5 de la constitution de 1996 reconduite sur toutes les modifications suivantes. Il serait probant de soustraire cet article de « Capitale Alger » ou de le composer diversement, si jamais les pouvoirs publiques futurs décideraient d’édifier une seconde capitale par exemple une mégapole Politique à l’intérieures des terres de notre vaste pays, laissant Alger comme capitale économique, comme il se fait ailleurs, vu la surpopulation et l’étouffement de la capitale actuelle. Une révision constitutionnelle s’imposera, alors que nous cherchons à pérenniser cette future constitution.

L’assemblée constituante aura 03 petits mois pour enfanter cette nouvelle constitution, soumise au conseil des ministres, puis au peuple pour un acquiescement référendaire, elle sera promulguée dans les 10 jours suivants par la signature du Président du HCE et ses ascenseurs, par décret présidentiel publiable immédiatement.

Les 03 autres mois restant pour l’extinction du mandat de cette noble assemblée du grand peuple, sera de réétudier tous les codes algériens (Sans y toucher bien entendu, sa mission se limitant à l’écriture de la nouvelle constitution seulement) : Le code pénal, le code de procédures civiles, le code de la famille et le code du commerce.

Elle formulera des propositions de modification ou d’enrichissement aux futurs gouvernants de l’Algérie afin d’accompagner l’édification de ce nouvel état.

Ce n’est qu’à partir de là que nous aurons gagné la grande guerre. Mais une autre confrontation nous attend, celle qu’on entreprendra contre nous même, pour nous reconstruire en un vrai peuple respectable et respectueux.

 

Notre état nous a subjugués 57 ans durant. Les 20 dernières années, il nous a humiliés, expression toute faîte qui sied parfaitement : Il nous a défroqué ! Il nous a dénigrés. Il a avili nos mœurs. Il a sabordé nos écoles, jetant nos enfants dans la pénombre des bas quartiers ; pour enfin les sacrifier en offrandes à la mer qui les a englouties.

 

Mais pour mériter considération et respect, à l’avenir, maintenant que nous, petit peuple d’antan, avons grandi et impressionné toute une planète lors de nos marches légendaires les jours sacrés du vendredi, nous devons nous respecter, nous aimer, comme un peuple uni.

Vider nos cœurs des haines et des rancœurs, chasser nos démons et nos mauvais génies. Apprendre la tolérance, la bonne conduite respectée, dans nos villes et nos contrées. Arrêter de souiller notre beau pays par nos déchetteries à ciel ouvert, et cesser de balancer nos ordures par nos fenêtres et nos vitres roulantes pour polluer les belles vues de notre environnement merveilleux.

 

Respectons nous, et jamais personne ne nous manquera de respect, reconstruisons nous et éduquons nos enfants sur le respect, pour enfin reconstruire un lendemain de promesses tenues ; et jamais au grand jamais, nul ne touchera à notre dignité, à notre intégrité ; ils sauraient qu’ils ont affaire non pas à un peuple mais à des montagnes remplies de sagesse et de majesté.

 

 

Par Karim HABTOUN, Un citoyen

 

 

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