Depuis l’annonce du départ d’Abdelaziz Bouteflika, un large remaniement des services de sécurité est en phase d’être opéré. Après le limogeage du coordinateur des services de sécurité au niveau de la présidence : Athmane Tartag dit Bachir, on a assisté depuis 24 heures au retour de l’ex Direction des Services de Sécurité (DSS) dans le giron originel de l’Armée.

Les limogeages se seraient même accélérés ces dernières heures avec les relèves du général Belkessir de son poste de patron de la gendarmerie, alors qu’il traine une bien mauvaise réputation et du fraichement nommé à la Direction de la Sécurité Extérieure (DSE) Abdelhamid Bendaoud alias Ali, gendre de l’ex Premier Ministre Abdelmalek Sellal.

Par ailleurs, nous avons appris l’éviction, non encore confirmée, du Général Rezig Boura dit Abdelkader, de la Direction de la Sécurité Intérieure (DSI) au sein de l’ex DSS il y a à peine quelques heures.

Si le poste de coordinateur des services que gérait Athmane Tartag au niveau de la présidence ne pose pas de problème de remplacement du fait que le poste n’est pas en soi stratégique pour le MDN, c’est les autres postes éminemment sensibles qui surprennent par l’absence de remplaçant annoncé.

Faisant suite logique à une déficience de communication officielle, de nombreuses rumeurs circulent d’ores et déjà sur de possibles prétendants à ces postes étrangement encore vacants, alors que l’Algérie fait face à de potentiels et multiples foyers de tensions terroristes à ses frontières Sud et Est, mais également en interne ou l’instabilité politique et le vide institutionnel occasionné peuvent être exploités pour ébranler sa sécurité.

Il parait évident que cette action de remaniement soit tout à fait louable dans la mesure où elle obéit à une logique de mise en valeur de nouvelles et jeunes compétences et à la modernisation des services sécuritaires. En même temps il serait nécessaire, dans cette opération menée au niveau des services de renseignements, d’approuver prioritairement de l’émergence de compétences internes, une promotion verticale pour les enfants de la ‘’boite’’.

Le Ministère de la Défense le sait très bien, les postes à pourvoir dans les services de renseignements ont besoin de personnes qui ont l’expérience de l’hommes de terrain, d’hommes qui ont une parfaite connaissance des dossiers sensibles, et loin de toutes luttes partisanes.

La cohérence des décisions que prendra le haut commandement de l’Armée les prochaines heures, donnera le ton quant à la volonté d’apaisement et de stabilisation des institutions exigées par les algériens. Car le système tant décrié par les marches populaires concerne tout autant l’institution militaire !

 

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