Tayeb Louh, ce nom résume à lui seul de nombreuses déficiences de la justice algérienne. Ministre de ce secteur névralgique depuis 2013, Tayeb Louh est le véritable fossoyeur de la justice algérienne. En 6 ans de règne, la Justice algérienne a sombré dans le népotisme et la corruption. Révélations. 
Il faut savoir qu’en Algérie, la loi interdit la nomination d’un juge à la Cour de la wilaya de naissance ou bien de résidence ou bien celle où il a exercé comme avocat. Mais du temps de Tayeb Louh, cette loi n’a jamais été respectée. Pis encore, ses violations successives ont été instrumentalisées pour créer une nouvelle caste de juges au service de l’arbitraire du régime. Des juges qui obéissent aveuglement aux injonctions téléphoniques pour condamner untel ou emprisonner untel. 
En effet, sous l’égide de Tayeb Louh, le ministère de la Justice a procédé à la nomination de la fille d’un président de la Cour la plus importante d’Algérie comme juge à Oran. Pourtant, cette magistrate est née à Oran et résidait à Oran. Pis encore, elle a exercé comme avocate à Oran. 

 

Un autre juge, fils de l’ex président de tribunal d’Oran, a été muté aussi à Oran. Il était classé parmi les derniers de sa promotion et, malgré cela, il a eu un poste au Sahara. L’année suivant sa première nomination, il était encore muté à la Cour de mascara et au mois de décembre 2018, ce juge bien né se retrouve à Oran alors que lui aussi est né Oran et réside encore à Oran.  Il a même travaillé comme avocat à Oran..

 

Le fils du procureur de Relizane a occupé son premier poste comme procureur adjoint à l’un des tribunaux de Tlemcen en juillet 2018. Il est nommé, ensuite, juge d’instruction au tribunal de Tlemcen et en décembre 2018, il est nommé procureur de Sebdou alors qu’il n’a même pas les qualifications nécessaires et requises pour un tel poste de responsabilité.

Un parent d’un directeur central au ministère de la Justice classé dernier de sa promotion. Mais cela n’a pas empêché sa mutation l’année suivante de sa première nomination d’Illizi, au sud du pays, à Sétif, l’une des plus importantes villes du pays alors que de simples et ordinaires juges couples sont séparés et le ministère de la Justice leur refuse le rapprochement familial.

 

L’ex-président du tribunal criminel d’Oran à deux autres fils. Le premier est président du tribunal de Remchi à Tlemcen et l’autre juge d’instruction à Sidi Bel Abbès. La liste des juges et magistrats, proches du cercle familial de Tayeb Louh, ayant profité des largesses du favoritisme est encore longue. Tayeb Louh a instauré une longue et dangereuse tradition de favoritisme et népotisme qui a ruiné entièrement la crédibilité de la Justice algérienne. Et aujourd’hui, les citoyens algériens subissent les conséquences de cette désastreuse mauvaise gouvernance. 

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