Un juge d’instruction du tribunal de Koléa, dans la wilaya de Tipaza, a subi énormément de pressions pour accorder la liberté provisoire à un importateur véreux de produits électriques. Ces pressions ont été exercées par le général Ghali Belkecir, commandant de la Gendarmerie Nationale, et son épouse, Fatiha Boukhers, présidente de la Cour de Tipaza, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

Ce scandale gravissime s’est produit au mois de mars dernier. Profitant de la confusion générale provoquée par le mouvement populaire réclamant le changement radical, le général Belkecir et son épouse la juge ont marchandé avec les émissaires de cet importateur pour lui obtenir une libération provisoire en échange d’une commission de… 3 milliards de centimes ! Le pauvre juge d’instruction a fourni tous ses efforts pour faire barrage à ce marchandage honteux. Malheureusement, madame Fatiha a usé de tout son pouvoir pour détourner le verdict de la Justice. Un comportement scandaleux qui a soulevé l’ire de plusieurs magistrats dans la wilaya de Tipaza et ces derniers ont saisi officiellement le nouveau ministre de la Justice l’appelant à intervenir rapidement pour suspendre Fatiha Boukhers de ses fonctions. Ces juges ont interpellé l’Etat-Major de l’ANP pour lui réclamer l’ouverture d’une enquête sur les pratiques du général Belkecir.

Ce dernier n’en est pas à sa première intervention en faveur d’un richissime entrepreneur. Récemment, il avait fait pencher la balance de la justice en faveur du propriétaire d’hôtel à Palm Beach dans la commune de Staouéli. Impliqué dans une affaire escroquerie, ce riche homme d’affaires a retrouvé sa liberté moyennant le versement d’une commission de 2,5 milliards de centimes au profit du général Belkecir qui actionne à chaque fois les réseaux de sa femme la juge pour « soigner » ses clients affairistes. Algérie Part publiera prochainement toute une enquête sur les affaires de corruption dans lesquelles il est impliqué ce haut gradé sulfureux et controversé.

 

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