Faut-il réellement prendre au sérieux les annonces des autorités algériennes concernant l’ouverture d’enquêtes préliminaires sur des dossiers de corruption impliquant des personnalités influentes ? Cette question se pose avec beaucoup d’acuité lorsqu’on sait que ces enquêtes ont été confiées à un personnage controversé et sulfureux. Il s’agit du colonel Amar Zaghdoud, le premier responsable de la brigade de Bab Jedid de la gendarmerie nationale. 

Une unité d’élite censée résoudre les plus grosses affaires qui menacent la sécurité nationale. Or, dans les faits, cette brigade de recherches s’est déjà emmêlée les pinceaux dans plusieurs situations et de nombreux dossiers ont été bâclés par les enquêteurs de Bab Jedid. Des enquêteurs très mal-encadrés par le colonel Amar Zaghdoud, un officier qui s’était distingué par son incompétence notoire lors du traitement de la fameuse affaire de « chantage sur les réseaux sociaux » qui a été fomentée par un clan du pouvoir algérien pour harceler et emprisonner des activistes et journalistes algériens opposants au régime en place.

En effet, les Algériens doivent savoir que le colonel Amar Zaghdoud ne sait même pas faire la différence entre l’administrateur d’une Page Facebook et le gérant d’une entreprise ! Le niveau de connaissance de cet officier est très bas en ce qui concerne la finesse des opérations économiques et du fonctionnement des nouvelles technologies. Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part, a été lui-même interrogé par ce colonel. Force est, d’ailleurs, de constater que cet officier ne maîtrise pas du tout son sujet. Il sait à peine distinguer entre une messagerie et une adresse mail, il confond une publication sur Facebook avec un article de presse.

Pis encore, lorsque notre rédacteur en chef a abordé avec lui les dossiers économiques ou financiers, ce colonel n’a même pas compris ce que signifie un SWIFT ou une lettre  documentaire. La médiocrité impressionnante de cet officier a choqué plusieurs personnes qui ont été convoquées par la brigade de Bab Jedid. En vérité, le colonel Amar Zaghdoud ne maîtrise que le langage de la menace et l’hypocrisie du marchandage. Or, cette fois-ci, il sera confronté à des hommes d’affaires d’une roublardise redoutable et d’un vice bien rodé.

Ces personnalités réputées pour leur sens de l’affairisme peuvent facilement « cuisiner » un homme aussi inexpérimenté et le mener vers des fausses pistes qui vont compromettre sérieusement la crédibilité des investigations de la gendarmerie nationale. Au regard de la délicatesse de ces dossiers et enquêtes, il aurait été judicieux de les confier à des responsables compétents, intègres et droits. Malheureusement, ce n’est guère des qualités que l’on retrouve chez le colonel Amar Zaghdoud.

 

 

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