Les manoeuvres successives pour préempter le mouvement populaire et le vider de son caractère démocratique révolutionnaire ont échoué.
Au lieu de se raviser suite au rejet de l’article 102 et de prendre la mesure de la détermination populaire à en finir avec le système, un clan de l’armée cherche à s’imposer par la force au pays.
Sous couvert d’une chasse aux symboles honnis du régime Bouteflika, dont le mandat s’achève dans quelques jours, ce clan veut, sous pretexte d’un vide politique imminent,  susciter l’adhésion populaire à une démarche dans l’objectif  est de faire avorter la transition démocratique constituante.
Les mises en scène, par le truchement de médias mercenaires  laissant croire à un complot contre le pays et l’Anp fomenté de l’étranger, visent à préparer l’opinion à une intervention militaire. En agitant le spectre d’une déstabilisation, ce clan cherche à s’emparer du pouvoir et imposer sa loi à la Nation.
Cette tentative de restauration autoritaire s’inscrit en droite ligne dans le cycle des coups d’Etat militaires qui ont rythmé la vie politique depuis l’indépendance
Cette  perspective est porteuse de lourdes menaces pour la cohésion du pays.
L’institution militaire qui jouit d’un immense  crédit auprès des Algériennes et des Algériens doit protéger le pays à la fois des tentatives d’intrusions extérieures et des manœuvres dilatoires du clan présidentiel et de ses alliés de circonstance. Elle doit également se protéger elle-même des aventuriers qui veulent la dresser contre le peuple algérien.
Il appartient plus que jamais aux acteurs autonomes d’agir de façon responsable et de se hisser à la hauteur du moment historique que vit la Nation.
Les personnalités, les organisations de la société civile, les partis d’opposition doivent sans ambiguïté rejeter toute velléité putchiste qui fera basculer le pays dans la violence et la terreur.
Des consultations rapides doivent s’engager pour dégager des mécanismes consensuels de désignation de représentants du mouvement populaire afin de protéger la révolution démocratique.
Le départ sans condition du régime Bouteflika, et de tous ses symboles, doit permettre l’avènement d’une Algérie réconciliée, libre et démocratique.

Par Samir Bouakouir 

LAISSER UN COMMENTAIRE